Salon de l'auto de Los Angeles - General Motors veut développer une gamme de véhicules électriques

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

AFP
Édition du jeudi 30 novembre 2006

Mots clés : véhicules électriques, General Motors, Salon de l'auto de Los Angeles, Entreprise, Automobile, États-Unis (pays)

L'annonce marque un changement de cap radical pour le constructeur américain

«Il est évident que cela prendra plusieurs années pour mettre sur le marché une hybride rechargeable qui répondra aux attentes des consommateurs», a déclaré le p.-d.g. du groupe automobile américain GM, Rick Wagoner.

Photo: Agence France-Presse

Los Angeles -- Effectuant un virage à 180 degrés après avoir vendu des voitures très gourmandes en essence, General Motors a annoncé hier l'accélération du développement d'une gamme électrique, répondant à la nécessité de diversifier les sources d'énergie en période de pétrole cher.

«GM compte développer des véhicules mus par l'électricité qui aideront à améliorer la diversité [des sources] d'énergie et à minimiser l'impact de l'automobile sur l'environnement», a affirmé le p.-d.g. du groupe automobile américain, Rick Wagoner, en inaugurant le salon de l'automobile de Los Angeles.

Cet engagement, a souligné le responsable, va au-delà des précédentes annonces du groupe relatives au développement de la technologie hybride (essence-électricité) et de la pile à combustible fonctionnant à l'hydrogène.

«Nous allons à un nouveau niveau», a affirmé M. Wagoner, en se plaçant sous les mânes de l'inventeur Thomas Edison, ardent défenseur de la voiture électrique au début du XXe siècle.

À l'époque, la voiture électrique avait été supplantée par les véhicules à essence, notamment à cause de problèmes d'autonomie qui n'avaient jamais été résolus. «Aujourd'hui, on dirait qu'Edison a eu une très bonne idée, qui était peut-être un peu trop en avance sur son époque», a assuré M. Wagoner.

Témoin de cette nouvelle direction pour un groupe jusqu'ici à la traîne derrière les Japonais et même son concurrent américain Ford sur le marché des hybrides, M. Wagoner a annoncé que GM introduirait à moyen terme dans sa gamme une automobile hybride rechargeable.

«J'ai le plaisir d'annoncer que GM a commencé à travailler sur une version de grande série de la Saturn VUE [un petit monospace surélevé] hybride rechargeable», a-t-il dit.

Si les hybrides classiques rechargent leurs batteries en roulant, les hybrides rechargeables peuvent être branchées sur le secteur à l'arrêt et rouler ensuite plus longtemps en mode électrique, synonyme d'une consommation en essence très faible.

Cette technologie, sur laquelle travaillent d'autres constructeurs, n'existe pas encore en grande série et M. Wagoner n'a pas donné de date précise pour son arrivée en concessions. «Il est évident que cela prendra plusieurs années pour mettre sur le marché une hybride rechargeable qui répondra aux attentes des consommateurs», a-t-il dit.

La profession de foi de M. Wagoner envers la voiture électrique constitue un changement de cap radical pour GM, qui avait abandonné la technologie électrique au début des années 2000 et compte notamment dans sa gamme les 4x4 Hummer, bêtes noires des écologistes.

Comme les deux autres grands groupes américains, Ford et Chrysler, GM est confronté à une grave crise financière, née notamment de l'inadaptation d'une partie de sa gamme au marché, face au quasi-triplement du prix de l'essence à la pompe aux États-Unis depuis 2001.

Parmi les autres nouveautés de GM exposées au salon de Los Angeles, qui ouvre ses portes au public vendredi, figure une version hybride du 4x4 GMC Yukon, un monstre de plus de cinq mètres de long dont la consommation est ainsi réduite de 25 % par rapport au modèle fonctionnant seulement à l'essence, selon GM.

Le groupe a toutefois précisé qu'il n'abandonnait pas la technologie de la pile à hydrogène, dénoncée par certains défenseurs de l'environnement comme un écran de fumée en raison de sa cherté, de sa complexité et de l'absence actuelle d'infrastructures.

Ainsi, GM va faire tester à une centaine de clients d'ici à la fin 2007 des voitures utilisant cette technologie, dont une cinquantaine dans la région de Los Angeles, a indiqué M. Wagoner.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com