Le recteur intérimaire de l'UQAM sera nommé dans 15 jours
Mots clés : intérim, Roch Denis, UQAM, Université, Montréal
À la suite du départ de Roch Denis, le recteur intérimaire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) sera désigné par le conseil d'administration lors de sa séance du 12 décembre prochain.
«Le vice-recteur pourra signer les documents en l'absence du recteur, mais l'intérim ne sera nommé que le 12 décembre», a indiqué Daniel Hébert, directeur des communications de l'UQAM. Le conseil a pris acte de la démission du recteur, et a souligné son «importante contribution» au développement de l'UQAM.
Interrogé hier sur cette situation de crise, le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a indiqué qu'il avait été, «comme d'autres, surpris» par la hauteur des 40 millions de dépenses imprévues. Après avoir rencontré tant le président du conseil d'administration, Alain Lallier, que le recteur Roch Denis, le ministre admet ne pas comprendre le détail des millions manquants.
«Nous sommes en attente de la documentation pour avoir un portrait final», a-t-il indiqué. «Bien qu'on soit en communication étroite avec tout ce monde, je ne peux faire la genèse de ces 40 millions. [...] Évidemment, comme ministre de l'Éducation, je suis surpris que ça prenne tant de temps pour me dire ce qui arrive avec un projet.»
Le conseil d'administration de l'UQAM a par ailleurs indiqué hier que son comité de vérification allait reprendre l'analyse financière du projet du Complexe des sciences. «Le comité de vérification se penche actuellement sur l'analyse plus fine des coûts additionnels de 40 millions associés au parachèvement du Complexe, avec la collaboration des vérificateurs externes de la firme Raymond, Chabot, Grant, Thornton», a indiqué l'UQAM hier par voie de communiqué. L'analyse concernant la situation de l'Îlot Voyageur se poursuit également.
Alors que le sous-financement des universités a été abondamment évoqué la semaine dernière pour expliquer une portion de la crise financière dans laquelle l'UQAM est plongée, le ministre Fournier a dit comprendre le contexte difficile. «Mais justement, quand on manque d'argent, on n'a pas 40 millions d'autres dépenses», a-t-il indiqué. «Je cherche donc à comprendre ces autres dépenses dans un contexte où l'argent est rare.»

