Congrès libéral de Montréal - Des adieux discrets à Paul Martin
Mots clés : Paul Martin, Congrès libéral de Montréal, Parti politique, Montréal
Ottawa -- Il n'est pas exagéré de dire que les adieux de Paul Martin au Parti libéral du Canada (PLC) seront moins grandioses que son arrivée à la tête de la formation.
«Nous ne prévoyons pas vraiment un grand événement flamboyant, mais une soirée simple afin de remercier le dirigeant sortant pour ses années de service au sein du gouvernement et des Canadiens», a indiqué Melanie Gruer, ancienne attachée de presse de M. Martin.
L'hommage d'une durée de deux heures, une tradition lors des congrès libéraux, inclura des prestations d'artistes de différentes régions du Canada, la présentation d'un montage vidéo et une allocution de clôture prononcée par M. Martin.
L'épouse de M. Martin, Sheila, leurs trois fils et éventuellement le premier petit-fils du dirigeant partant -- pas encore âgé de trois mois -- seront de la fête au Palais des congrès de Montréal, leur ville natale.
Il est cependant moins certain que tous les membres de la famille libérale seront sur place.
Jean Chrétien, le premier ministre que M. Martin a poussé vers la sortie, est en déplacement et ne sera pas au congrès montréalais avant vendredi. Des observateurs croient également que certains proches de M. Chrétien éviteront l'hommage de jeudi en prétextant d'autres engagements.
Le silence
Lors des huit mois ayant suivi la défaite électorale du PLC face au Parti conservateur du Canada, le 23 janvier, le nom de M. Martin a été prononcé plus souvent par les conservateurs que par les libéraux.
«Les réalisations de M. Martin en prennent un coup, ces jours-ci, ou elle sont ignorées», a écrit Tim Murphy, ancien chef de cabinet du dirigeant partant, dans les pages du magazine The Walrus.
M. Martin, a-t-il ajouté, «a entendu le bruit et ressenti le silence».
Mme Gruer a indiqué que l'hommage rendu à M. Martin, jeudi soir, porterait sur les réalisations de ce dernier alors qu'il était député de l'opposition, avant d'accéder au pouvoir, jusqu'à son présent travail à titre de simple député à la Chambre des communes.

