Selon Garth Turner - Les députés n'ont pas leur mot à dire au caucus conservateur

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du lundi 27 novembre 2006

Mots clés : Stephen Harper, caucus conservateur, Garth Turner, Gouvernement, Parti politique, Canada (Pays)

Ottawa -- Les simples députés conservateurs n'ont pas leur mot à dire dans l'élaboration des grandes orientations du gouvernement de Stephen Harper, déplore un ancien membre du caucus conservateur expulsé des rangs du parti le mois dernier. Garth Turner affirme aussi que pendant que les députés sont muselés, certains militants de la droite religieuse ont facilement accès au bureau du premier ministre Harper.

Le député torontois, qui siège maintenant comme indépendant, soutient que le plan environnemental des conservateurs, le budget, les baisses d'impôt, la décision sur les fiducies de revenu et la politique militaire en Afghanistan ont tous été présentés au caucus conservateur comme un fait accompli, sans être soumis à un débat. Le peu de place fait aux avis des membres du caucus a constitué l'une de ses plus grandes surprises, et aussi l'une de ses plus vives déceptions, a-t-il dit.

Député conservateur sous Brian Mulroney de 1988 à 1993, ministre du Revenu dans le bref gouvernement de Kim Campbell en 1993, M. Turner n'est pas un nouveau venu en politique. Il assure n'avoir jamais vu de députés traités de cette façon.

M. Harper n'a pas le temps d'entendre les dissidents, à la différence de M. Mulroney, qui prenait le temps de les écouter et a conservé la loyauté de son caucus même lorsque sa popularité chutait dans la population, remarque M. Turner, qui se décrit comme un trouble-fête.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com