Les défenseurs des garderies privées ont manifesté dans la rue

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PC
Édition du lundi 27 novembre 2006

Mots clés : Jean Charest, garderies privées, Jeunesse, Manifestation et émeute, Montréal

Quelque 500 parents et intervenants en garderies privées ont marché jusqu'au bureau du premier ministre Jean Charest, hier, au centre-ville de Montréal, pour réclamer l'équité avec les garderies publiques.

Photo: Jacques Grenier

Montréal -- Des parents, des éducateurs et des gestionnaires en garderies privées sont descendus dans les rues de Montréal hier pour réclamer l'équité avec les autres garderies.

Les parents se plaignent de ce que leurs enfants soient traités en citoyens de deuxième classe parce que les garderies privées reçoivent un financement moindre que les Centres de la petite enfance contrôlés par le gouvernement.

Quelque 500 personnes ont marché jusqu'au bureau du premier ministre Jean Charest, accompagnés d'enfants qui en étaient visiblement à leur première manifestation. Le bureau était vacant.

Line Robillard, de Longueuil, ne croit pas que le gouvernement devrait la priver du droit de payer un peu plus pour obtenir les services de qualité qu'elle veut pour son enfant. C'est «un choix personnel», dit-elle.

Comment le gouvernement peut-il justifier le fait que mon enfant ne mérite pas la même subvention que n'importe quel enfant du système public? s'indigne Mindy Mayman, une mère de deux enfants.

Frais supplémentaires

Les garderies privées facturent des frais supplémentaires parce qu'elles reçoivent environ 7 $ de moins par jour par enfant en subventions gouvernementales. Le Québec consacre 1,6 milliard $ par an à son réseau de garde d'enfants, dont des subventions quotidiennes allant de 30 à 50 $ par place en garderie. Les parents y vont d'une contribution de 7 $.

Plus de la moitié des 500 garderies privées de la province ont récemment reçu la visite d'inspecteurs du gouvernement. Une centaine d'entre elles ont reçu un avis écrit leur enjoignant de ramener leurs tarifs à 7 $ par jour d'ici le 6 décembre, sans quoi elles risquent de perdre permis et subventions.

Le président de l'Association des garderies privées du Québec, Sylvain Lévesque, a profité de l'occasion pour déplorer l'attitude du gouvernement du Québec, qui, selon lui, préfère l'affrontement plutôt que de réduire l'écart de financement entre les garderies privées et les Centres de la petite enfance. Pour l'Association, cette situation est inacceptable.

Selon M. Lévesque, l'intransigeance du gouvernement contraint des garderies privées à réduire l'ensemble de leurs services pour boucler leur budget. Il a réclamé l'intervention d'un médiateur pour sortir de l'impasse.


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