Harcèlement psychologique - Pierre Marois et son accusatrice s'entendent
Mots clés : Harcèlement psychologique, Pierre Marois, Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Justice, Québec (province)
Une entente à l'amiable a finalement été conclue dans l'affaire des plaintes pour harcèlement psychologique déposées par la directrice des communications de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), plaintes qui visaient directement le président de l'organisme, Pierre Marois.
Toutes les parties dans ce litige ont refusé de dévoiler les détails de l'entente intervenue. «Il y a des compensations» de prévues, a toutefois précisé une porte-parole de la CDPDJ, Nancy Turgeon. Celles-ci imposent notamment à la Commission de rembourser «des soins de santé [encourus par Mme L'Heureux] qui ne sont pas couverts par l'assurance régulière de la Commission».
Ginette L'Heureux, qui réintégrera complètement ses fonctions de directrice des communications au début du mois de janvier, travaillera en outre quatre jours par semaine jusqu'en octobre 2007, a ajouté M. Turgeon. Elle devra probablement retravailler avec M. Marois, puisque celui-ci retrouvera son poste de président de la CDPDJ le 11 décembre, après un retrait volontaire de 14 mois. Comme son mandat se terminait en août dernier, l'Assemblée nationale devra prochainement désigner son successeur.
«Je suis exonéré de tout blâme. Ma réputation, mon honneur et mon intégrité étaient en cause», a souligné M. Marois par voie de communiqué. Ce dernier a aussi écorché le travail des médias dans cette affaire, estimant qu'il a été «trop souvent marqué d'erreurs, de faussetés et quelques fois de déclarations mesquines et lâches».
«À quelques anciennes collègues qui ont tenu des propos déplacés ou carrément mensongers, je leur dis qu'elles devraient être capables de trouver en elles-mêmes ce qu'il leur convient de faire», a-t-il écrit à l'endroit de ces collègues de la CDPDJ.
Ginette L'Heureux s'est quant à elle dite «satisfaite» par cette entente. Selon elle, l'essentiel était que la Commission des normes reconnaisse que la plainte était «fondée» et que la Commission des relations de travail accepte de se pencher sur celle-ci. «Maintenant, on tourne la page», a-t-elle expliqué.

