Yves Michaud songe à porter sa cause devant l'ONU

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PC
Édition du vendredi 24 novembre 2006

Mots clés : Assemblée nationale, ONU, Yves Michaud, Banque, Religion, Canada (Pays)

Ottawa -- La Cour suprême du Canada a annoncé hier qu'elle n'entendrait pas Yves Michaud, qui souhaitait y contester la motion de blâme que l'Assemblée nationale a adoptée contre lui, en décembre 2000.

Celui qu'on a surnommé le «Robin des banques» s'est indigné du jugement. «Je suis victime d'une suprême injustice et la Cour suprême du Canada n'en a cure», a déclaré M. Michaud dans un communiqué.

«La liberté d'expression pour tous les citoyens, non seulement du Québec, mais du Canada, a été souillée par ce refus de la Cour suprême de m'entendre», a-t-il ajouté lors d'un entretien téléphonique. «Cela veut dire que la Cour suprême avalise le droit [des parlements] de souiller la dignité d'un citoyen partout au Canada», a estimé Yves Michaud.

Le 13 décembre 2000, le fervent militant souverainiste avait profité des États généraux sur le français pour tenir des propos controversés au sujet des Juifs. Le lendemain, les députés avaient adopté une motion dénonçant ce qu'on a décrit comme des «propos inacceptables à l'égard des communautés ethniques».

M. Michaud a demandé à être entendu par l'Assemblée nationale, puis à recevoir des excuses de la part de l'institution, mais en vain. Il a ensuite porté sa cause devant les tribunaux.

«J'avoue que je commence à en avoir ras-le-bol des tribunaux, des juges et de toutes ces personnes censées faire respecter la loi», a dit hier Yves Michaud.

Il n'a toutefois pas exclu que le groupe Solidarité Yves Michaud porte l'affaire devant les instances des droits de l'homme des Nations unies.


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