Le présumé espion voudrait régler l'affaire rapidement
Mots clés : Gendarmerie royale du Canada, Agence des services frontaliers du Canada, Pierre Blais, Espionnage, Russie (pays), Montréal

Photo: Agence Reuters
Un des deux avocats de la défense, Stéphane Handfield, a dit qu'il était trop tôt pour affirmer si son client contestera le certificat de sécurité, qui permet aux autorités fédérales d'arrêter et, si le certificat est confirmé, d'expulser des non-citoyens considérés comme une menace à la sécurité nationale.
M. Handfield a dit n'avoir rencontré son client qu'à deux reprises depuis son arrestation, le 14 novembre.
Des dizaines de représentants de la presse et de curieux étaient présents lors de la comparution. Pas moins de dix agents de la Gendarmerie royale du Canada portant des gilets pare-balles étaient dans la salle d'audience, à l'entrée de laquelle les spectateurs devaient passer par des détecteurs de métal et soumettre leurs sacs à un appareil à rayons X.
Les avocats chargés d'assurer sa défense se sont plaints hier de n'avoir pas pu communiquer facilement avec leur client, détenu à un endroit inconnu par l'Agence des services frontaliers du Canada.
L'accusé a informé le juge qu'il n'avait pas reçu de résumé de la preuve contre lui, ce que le juge Blais n'a apparemment pas apprécié. Il a déclaré à l'intention de représentants de l'Agence des services frontaliers présents dans la salle qu'il était important de maintenir la sécurité mais tout aussi important pour la justice que l'homme puisse entrer en contact avec ses avocats.

