Selon l'IEDM - L'industrie aérienne serait trop taxée

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Édition du jeudi 23 novembre 2006

Mots clés : Stéphanie Giaume, aéroports, IEDM, Montréal

Le fardeau fiscal qui pèse sur l'industrie aérienne canadienne menace la compétitivité des entreprises de ce secteur et devrait être allégé, soutient l'Institut économique de Montréal (IEDM).

Selon l'auteure d'une note de l'organisme, l'économiste Stéphanie Giaume, le montant des loyers versés au gouvernement fédéral par les aéroports canadiens, qui s'élève à plus de deux milliards sur la période 1996-2006, est «l'un des obstacles majeurs à la compétitivité des aéroports canadiens vis-à-vis des aéroports américains, qui n'ont pas à s'acquitter de tels loyers».

La taxe sur le carburant d'aviation est une source de désavantages supplémentaires pour les compagnies aériennes canadiennes puisqu'elle est trois fois plus élevée que celle appliquée par les Américains, affirme l'IEDM.

«Le fardeau fiscal qui pèse sur l'industrie aérienne canadienne constitue non seulement un frein à la croissance du trafic au Canada, mais a aussi des conséquences négatives pour d'autres secteurs comme celui du tourisme ou du commerce international, affirme l'organisme dans un communiqué. Le gouvernement fédéral devrait donc, en parallèle avec sa politique actuelle d'ouverture des marchés, réduire le fardeau fiscal qui pèse sur le secteur aérien.»


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