Les fournisseurs d'Airbus seront durement frappés par sa cure minceur
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Photo: Agence Reuters
De plus, l'avionneur a précisé qu'il entendait réduire d'ici 2010 ses coûts administratifs de 900 millions d'euros (correspondant à la réduction de 30 % de ses coûts de fonctionnement annoncée début octobre) et ses coûts d'achats de 350 millions d'euros, grâce à la réduction du nombre des fournisseurs.
Airbus va également tailler dans les coûts de logistique. Le constructeur aéronautique, qui possède aujourd'hui 80 sites logistiques, compte réduire à entre quatre et huit le nombre de ceux-ci.
Pour compenser les difficultés financières liées au retard du gros porteur A380, EADS, la maison mère de l'avionneur, a annoncé début octobre un plan d'économies drastiques chez Airbus, baptisé «Power8», pour réduire les coûts de deux milliards d'euros par an à partir de 2010. Des suppressions d'emploi sont également prévues.
La réduction du nombre de fournisseurs était également inscrite dans les objectifs du plan de redressement.
Le 18 octobre, le président d'Airbus, Louis Gallois, avait clairement prévenu que le groupe ne pourrait pas «échapper à une réduction du nombre de sous-traitants et de fournisseurs».
M. Gallois avait précisé que cinq des chantiers du plan Power8 portant notamment sur l'accélération des programmes de développement, la relation avec les fournisseurs et les économies de structure étaient déjà engagés. Il n'avait par ailleurs pas exclu que le groupe doive se séparer de certains sites.
En France, le ministre des Transports Dominique Perben avait rencontré le 16 octobre les sous-traitants d'Airbus. Il avait annoncé à l'issue de cette rencontre que l'État allait mobiliser les systèmes publics de soutien à la trésorerie des entreprises, notamment la banque des PME Oséo pour aider les fournisseurs les plus touchés par les retards du programme A380.
En France, 4000 à 5000 entreprises fournisseurs de l'industrie aéronautique, dont 200 sociétés environ, associées au Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS), réalisent souvent plus de la moitié de leur chiffre d'affaires avec Airbus, selon le OIFAS.
Les intérimaires font également les frais du plan de redressement d'Airbus, et le 17 octobre, l'avionneur avait indiqué qu'il allait se séparer d'un millier d'entre eux en Allemagne.
Il avait également annoncé qu'il allait recourir à un ensemble de mesures pour compenser le ralentissement de l'activité dans ses usines sur l'ensemble des sept sites du groupe en Allemagne, où Airbus emploie en tout 22 000 personnes.

