25 % en huit ans pour Le Devoir!
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Pour la huitième année consécutive, la diffusion totale du Devoir le samedi est en hausse par rapport à l'année précédente pour le semestre d'été allant du 1er avril au 30 septembre, indiquent les dernières données publiées par l'Audit Bureau of Circulation (ABC). Cette fois-ci, la croissance a atteint un total de 2,4 % (y compris les quelques centaines d'exemplaires offerts à des fins promotionnelles) et 2 % pour ce qui est du nombre d'exemplaires vendus. Fait remarquable, la diffusion du Devoir le week-end s'est accrue de 25 % depuis 1998, passant de 34 772 à 43 439 exemplaires pour les mêmes six mois d'été, période pendant laquelle les ventes de journaux sont plus faibles.
Sur le marché montréalais, la performance du Devoir se compare avantageusement à celle des quotidiens à grand tirage, comme les données du tableau ci-contre le démontrent. Ainsi, des trois autres quotidiens, seule La Presse enregistre des résultats positifs avec une hausse de diffusion totale de 0,6 % le samedi et de 1,5 % la semaine. Du côté du Journal de Montréal, on observe une chute de 5,3 % le samedi et de 3,4 % en moyenne la semaine, et ce, malgré une moyenne de plus de 33 000 unités vendues à prix promotionnel chaque jour. Cela étant, Le Journal de Montréal conserve sa première place sur le marché des quotidiens populaires avec une diffusion totale de 304 454 exemplaires le samedi, contre 271 647 pour La Presse.
The Gazette éprouve aussi des difficultés alors que sa diffusion ne cesse de diminuer au fil des ans, victime de la concurrence des autres quotidiens anglo-canadiens sur le marché. Ainsi, de 184 000 exemplaires en 2000, la diffusion totale de ce journal le samedi est aujourd'hui de
150 631 exemplaires (-18 %). En semaine, la chute est moins brutale puisque The Gazette écoule maintenant 130 369 exemplaires, comparativement à 136 827 l'an dernier (-4,7 %) et 141 517 en 2002 (-7,9 %).
À Québec, la transformation du Soleil en tabloïd n'a pas nui à son concurrent, Le Journal de Québec, qui a vu sa diffusion augmenter de 5,5 % le samedi et de
4 % en moyenne la semaine. Malheureusement, on ne connaît pas encore les résultats du Soleil format tabloïd.
Selon une autre étude publiée le printemps dernier, qui évalue le nombre de lecteurs de journaux -- et non le nombre d'exemplaires vendus --, on sait que Le Devoir est lu par quelque 301 000 personnes au cours d'une même semaine.
Tous ces résultats encourageants se répercutent sur les résultats financiers du journal et sont la conséquence de l'effort collectif consenti par les artisans du seul quotidien indépendant au Québec.
Cet automne, Le Devoir a apporté des changements à sa grille graphique, notamment le recours à une nouvelle police de caractères pour les titres, plus élancée et plus moderne, appartenant à la même famille Century que l'ancienne. De plus, l'ajout de bandeaux de haut de page de couleurs et de formats variés agrémente la présentation afin de faciliter le repérage des sujets pour une lecture plus efficace de l'actualité.
Cette semaine, Le Devoir a aussi mis en ligne la toute dernière mouture de son site Internet, ledevoir.com, intégrant une technologie de pointe au classicisme qui a fait la réputation du journal (autre texte en page A 12).
Au fil des ans, l'équipe du Devoir s'efforce de comprendre et de répondre aux attentes d'un lectorat de plus en plus exigeant en lui offrant l'essentiel de l'information doublé d'analyses et de commentaires rigoureux autant que vigoureux, rédigés par les meilleurs journalistes de la confrérie. Ce souci de respecter ses lecteurs lui vaut aujourd'hui un succès digne d'être partagé.
Jean-Robert Sansfaçon
Rédacteur en chef

