Avenue Robert-Bourassa - Tremblay maintient le cap

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Clairandrée Cauchy
Édition du mardi 31 octobre 2006

Mots clés :

Un vote libre aura lieu le 27 novembre

L'avenue du Parc changera-t-elle de nom? Aux élus municipaux d'en décider le mois prochain.

Photo: Jacques Nadeau

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a refusé de plier hier devant les opposants au changement de nom de l'avenue du Parc pour honorer la mémoire de Robert Bourassa.

Aux citoyens vêtus de chandail jaunes arborant l'inscription «Save Park» qui réclamaient la tenue d'une consultation publique sur le changement toponymique, le maire a plaidé que le vote qui se tiendra le mois prochain au conseil municipal et pour lequel il n'imposera pas de ligne de parti, constitue en soit un processus de consultation.

«On écoutera attentivement ce qui sera dit. Tous les conseillers auront la responsabilité de voter selon leurs principes et les échos qu'ils auront reçus de leurs concitoyens. C'est le processus démocratique», a déclaré le maire Tremblay, assurant qu'aucunes représailles ne seront exercées à l'encontre des élus de l'UCIM qui s'opposeront à la désignation de l'avenue Robert-Bourassa.

La conseillère du district de Parc-Extension, Mary Deros, s'est fait servir une réponse du même ordre, lorsqu'elle a suggéré de retirer la motion de l'ordre du jour pour trouver une façon plus consensuelle d'honorer la mémoire de Robert Bourassa.

Les opposants au projet ont quant à eux indiqué qu'ils ne relâcheraient pas la pression. «On va passer le prochain mois à faire du lobbying auprès de tous les membres de ce conseil municipal, nous aurons le vote», a promis Chris Karidogiaris

Déjà les conseillers Warren Allmand et Marvin Rotrand, de l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce ont indiqué qu'ils s'opposeraient à la motion, si elle n'est pas accompagnée d'une consultation publique. Pour Marvin Rotrand, le principe du vote libre sur le sujet controversé ne signifie pas grand-chose: «C'est un camouflage».

«Je ne comprends pas pourquoi beaucoup de mes collègues ne sont pas sensibles au fait qu'il y a un grand nombre de citoyens qui sont opposés, surtout dans les communautés culturelles et dans la communauté anglophone», a poursuivi le conseiller Rotrand.

Visiblement assaillie par les commentaires de ses commettants, la mairesse de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal, Helen Fotopulos, a fait écho aux propos du maire. «Les élus du Plateau-Mont-Royal sont en réflexion. On écoute nos citoyens et évidemment, au moment du vote, on va le faire selon nos âmes et consciences», a-t-elle indiqué en réponse à un citoyen qui l'interpellait.

Le porte-parole de la Société des amis de Robert Bourassa, l'avocat Jean Masson, s'est abstenu de commenter la controverse. Soulignant que Robert Bourassa méritait une reconnaissance à Montréal au moins égale à celle de tout autre premier ministre, il a réitéré que le choix du moyen relève de la Ville. «Le maire de Montréal continue d'avoir notre pleine confiance sur la manière de reconnaître la contribution de Robert Bourassa», a fait valoir Me Masson.


Vos réactions


Bravo Monsieur Tremblay - par julien arsenault
Le mardi 30 janvier 2007 22:00

pétition - par Jean Laurendeau
Le mardi 31 octobre 2006 07:00

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com