Début de saison du Canadien - Guy Carbonneau fait le point avec les joueurs

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PC
Édition du mardi 31 octobre 2006

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La première tranche de dix matchs de la saison du Canadien est chose du passé, et le moment était opportun, hier, pour l'entraîneur Guy Carbonneau d'analyser le rendement de l'équipe avec les joueurs. Surtout à la suite d'une dixième rencontre (défaite de 5-4 samedi) qui a mis en évidence ses principales lacunes jusqu'à maintenant.

«Peu importe notre fiche [5-2-3], les 13 points en banque, et nos succès sur les unités spécialisées, nous sommes loin d'être rassurés», a souligné le défenseur Craig Rivet.

«On sait qu'on ne joue pas très bien. Et on ne doit pas croire qu'on peut se tirer d'affaire de la sorte pendant 82 matchs, a enchaîné Rivet. On doit corriger le tir dans plusieurs aspects: en défense, à cinq contre cinq, et surtout mieux commencer les rencontres.»

Carbonneau l'a rappelé aux joueurs au cours de la réunion d'une quinzaine de minutes qu'il a tenue, avant la séance d'entraînement. «J'ai toujours privilégié la communication, comme joueur. Ça ne changera pas comme entraîneur», a-t-il souligné.

«L'occasion était belle après dix matchs de laisser savoir aux joueurs ce qu'on a aimé ou moins aimé. Et de leur demander ce qu'ils en pensent», a-t-il précisé au sujet de la «réunion de routine», comme on l'a qualifiée.

«Il est impossible que tout le monde soit d'accord sur tout, mais l'important au sortir d'une réunion du genre, c'est que tout le monde soit sur la même longueur d'onde.»

Au rayon des lacunes, l'entraîneur a principalement identifié le jeu en défense, le manque de combativité et d'émotivité ainsi que les trop nombreuses luttes individuelles perdues pour la possession de la rondelle. «On doit diminuer le nombre de lancers qu'on accorde à nos rivaux et, conséquemment, les occasions de marquer. On doit se montrer plus affamés dans les batailles à un contre un et afficher plus d'émotivité. Ça fait défaut par moments.»

Cela dit, Carbonneau a fait remarquer que le Tricolore connaît un bon début de saison. «Aurait-on pu en connaître un meilleur? Oui», a-t-il dit, en soulignant les trois défaites encaissées aux tirs de barrage. «Ce qu'on veut éviter, c'est la répétition du scénario de la saison dernière», a-t-il ajouté, en évoquant le passage à vide que le Canadien avait connu à la suite de son

départ en trombe.

Pour Rivet, l'équipe doit apporter des ajustements et vite afin de connaître de meilleurs débuts de rencontres. «La plupart du temps, on s'est retrouvés en recul dans le score. C'est dur psychologiquement de continuellement jouer du hockey de rattrapage. Ça ajoute aussi de la pression sur nos unités spécialisées. Jusqu'à maintenant, on tient le coup, mais ça ne pourra pas durer.

«Ça vous montre à quel point on serait une excellente équipe si on avait plus de succès à cinq contre cinq. Pour le moment, on est inconstant. On ne joue que 15 minutes de hockey extraordinaire par match qui nous permettent de rester compétitifs.»


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