Washington et Bagdad se disent d'accord sur les grandes décisions à prendre
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Photo: Agence Reuters
Dans ce communiqué, signé par le premier ministre Nouri al-Maliki et par l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad, les États-Unis se déclarent «pleinement disposés» à aider le gouvernement irakien à atteindre ses objectifs selon le «calendrier» que celui-ci s'est fixé.
Cherchant visiblement à dissiper la polémique née au cours des derniers jours sur l'acceptation, ou non, par Bagdad d'un «calendrier» de travail fixant les échéances des grandes décisions à prendre pour stabiliser l'Irak, le communiqué a assuré que «le gouvernement irakien a clairement précisé les problèmes qui doivent être résolus, avec leur calendrier».
«Le gouvernement des États-Unis soutient totalement ces objectifs et apportera son concours pour que cela soit une réussite», a souligné le communiqué.
Le sentiment d'un désaccord entre Bagdad et Washington était apparu lorsque l'ambassadeur américain avait annoncé mardi, au cours d'une conférence de presse, que le gouvernement irakien avait accepté un calendrier de travail, alors que, le lendemain, lors d'une conférence de presse également, M. Maliki avait affirmé que son gouvernement n'avait accepté aucun calendrier fixant les décisions à prendre pour stabiliser l'Irak et que personne n'avait à lui en imposer un.
«Chacun sait que mon gouvernement a été élu par la volonté populaire, et seuls ceux qui l'ont élu ont le droit de parler de calendrier, ou de changement de politique», avait dit M. Maliki.
«Nous avons un programme d'action clair. Il comprend la réconciliation nationale, la constitution de forces armées, la fourniture des services à la population et la lutte contre le terrorisme. Aucun élément ne doit prendre le pas sur les autres», avait-il dit.
Le communiqué a indiqué que MM. Maliki et Khalilzad se sont rencontrés hier «pour discuter des efforts en cours destinés à apporter la paix et la sécurité à l'Irak et à créer un meilleur avenir pour tous les Irakiens».
Les deux parties ont en outre affirmé que «leur étroit partenariat et leur alliance stratégique permettront de répondre aux défis que connaît l'Irak. Les États-Unis continueront d'être aux côtés du gouvernement irakien, et le gouvernement irakien accueille favorablement le soutien des États-Unis, alors qu'il va de l'avant avec ses programmes de réconciliation nationale, de progrès économique et de renforcement des forces de sécurité irakiennes», a conclu le communiqué.
Sur le terrain , les militaires américains se sont aventurés une nouvelle fois hier dans le chaudron de Sadr City, fief de l'imam chiite radical Moktada Sadr à Bagdad, à la recherche d'un soldat enlevé lundi dans un autre quartier de la capitale irakienne.
«Des opérations sont en cours qui sont spécifiquement liées aux recherches pour retrouver le soldat disparu», a confirmé le lieutenant-colonel Christopher Garver, porte-parole de l'US Army.

