Opinion
Théâtre - La traversée des apparences
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«J'ai besoin de donner l'impression.» Cet aveu pathétique définit bien la faune qui peuple Couche avec moi (c'est l'hiver). Accusant la marchandisation débridée de la sexualité et de l'art, égratignant l'exhibitionnisme émotionnel en vogue, la pièce de Fanny Britt nous tend le miroir drôle et désespérant d'une société fondée sur les apparences et la vacuité existentielle, où la solitude des personnes n'est que davantage mise en relief par leur désir d'être des créatures médiatiques. Triste époque.
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