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Mais qu'il se taise...

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Claude Boucher (claudeboucher@yahoo.fr)
Envoyé Le vendredi 20 octobre 2006 10:00



Lorsque Lucien Bouchard a fait le choix de se retirer de la politique dite active, ce choix a été respecté par les Québécois. Aujourd'hui, pour une deuxième fois dans la même semaine, monsieur Bouchard abuse de la notoriété acquise durant ses années publiques pour passer un message empreint d'un mépris total pour l'ensemble des Québécois, pas seulement pour les travailleurs au salaire minimum.
Lorsqu'il dit qu'"Aucune vision d'avenir n'est possible si on ne commence pas à regarder en face la réalité d'aujourd'hui", celui qui a pris fait et cause pour un patronat désincarné et totalement coupé de la réalité des travailleurs à temps partiel, des travailleurs autonomes et de tous les travailleurs précaires oublie de regarder en face les dommages causés par la recherche du plus fort dividende pour les actionnaires et par les primes de rendement excessives accordées aux administrateurs, même lorsque leurs performances forcent la mise à pied de centaines de travailleurs.
Le discours de Lucien Bouchard est par ailleurs bien paradoxal : il dit souhaiter le retour des grands chantiers comme la Baie James et le Métro de Montréal, mais dénonce en même temps la dette publique laissée par certains de ces grands chantiers.
Monsieur Bouchard, vous aviez la parole lorsque vous représentiez les Québécois à Ottawa ou à Québec. Aujourd'hui, vous ne représentez que le dollar. Vos propos, lorsque vous nous traitez littéralement de paresseux, nous font plus de tort que de bien, et risquent d'avoir un impact des plus négatifs sur les investissements chez nous. Taisez-vous donc!

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