United Airlines envisagerait une fusion
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Sorti de la faillite en février dernier, le transporteur veut explorer les «options stratégiques» s'offrant à lui

Photo: Agence France-Presse
Les conjectures avaient été alimentées la semaine dernière lorsque le chef de la direction d'United, Glenn Tilton, avait évoqué cette nécessaire consolidation d'une industrie souffrant d'un surplus de capacités. Du moins, il indiquait alors qu'United était bien positionnée pour participer activement à d'éventuelles manoeuvres de fusion et d'acquisition.
Les marchés boursiers ont peu réagi à la rumeur hier, de tels regroupements dans l'industrie de l'aviation étant rares parce que complexes et soumis à de nombreuses rigidités, réglementaires et internationales. Au cours des cinq dernières années, et malgré les difficultés rencontrées par les transporteurs dans le sillon des événements du 11 septembre 2001, seules America West et US Airways ont tenté l'expérience. Sixième transporteur en importance aux États-Unis, US Airways, qui en était à sa deuxième restructuration en vertu de la Loi sur les faillites en deux ans, a fusionné l'an dernier avec America West, septième transporteur, dans une opération qui comprenait une participation d'Air Canada.
United Airlines se dit remise sur pied. Sortie de la faillite en février dernier, elle a retrouvé le chemin de la rentabilité au deuxième trimestre en affichant un bénéfice net de 119 millions $US, et ce, malgré la cherté du carburant. Au deuxième trimestre de 2005, elle avait comptabilisé une perte de 1,43 milliard.
UAL, société-mère d'United, a passé 38 mois sous la protection des tribunaux, ce qui en faisait la plus longue restructuration sous le couvert de la Loi sur les faillites du secteur. Quant à la somme impliquée, soit quelque 25 milliards de dettes, elle était la plus importante du secteur, l'une des dix plus imposantes de l'histoire des États-Unis. Le couperet est tombé lourdement, impliquant l'inscription d'une provision de 20 milliards pour créance radiée, l'élimination de 20 000 emplois et une réduction de coûts de 7 milliards par année. Des réductions de coût supplémentaires, devant apporter des économies annuelles de 400 millions dès 2007, ont été retenues.
Le nom de Delta Airlines (troisième transporteur aux États-Unis) qui, avec Northwest, demeure toujours sous la protection des tribunaux, est ressorti hier comme étant un candidat logique, parce que complémentaire, à un hypothétique regroupement avec United. Celui de Continental (cinquième transporteur) a également été mentionné, mais Northwest (quatrième transporteur) pourrait exercer un veto en vertu d'ententes commerciales. Les analystes ont toutefois rappelé que Delta était un partenaire pivot (avec Air France) de Sky Team, troisième alliance mondiale derrière Star.
Les compagnies aériennes traditionnelles aux États-Unis ont renoué avec les profits cette année. Elles bénéficient des retombées de leur restructuration qui leur permettent de mieux concurrencer les transporteurs au rabais dans un environnement de flambée du prix du kérosène. Outre les effets de la restructuration, le redressement est venu d'un redéploiement sur les routes internationales, plus lucratives, et d'une hausse à la fois des tarifs et du trafic.
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Avec la Presse canadienne
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