Coca-Cola s'installe à Kaboul «Il y a un problème de sécurité, il ne faut pas s'en cacher, mais l'avenir est prometteur»

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AFP
Édition du mardi 12 septembre 2006

Mots clés : kaboul

La multinationale américaine Coca-Cola a inauguré, dimanche à Kaboul, une nouvelle usine de production construite au coût de 25 millions $US. Le président afghan Hamid Karzaï, présent lors de l'événement, a estimé que des inaugurations de ce genre aideraient à enrayer la violence qui déchire le pays depuis l'invasion américaine en 2001.

Photo: Agence Reuters

Kaboul -- La multinationale américaine Coca-Cola a inauguré, dimanche à Kaboul, une nouvelle usine de production construite au coût de 25 millions $US, en présence du président afghan Hamid Karzaï.

Rien n'avait été laissé au hasard, dans un contexte de violence quotidienne: un tireur d'élite avait été positionné sur le toit de l'usine rutilante et surveillait les environs, aux aguets pour toute tentative d'attaque terroriste.

M. Karzaï a toutefois estimé que des inaugurations de ce genre aideraient à enrayer la violence qui déchire le pays depuis l'invasion américaine en 2001.

L'homme d'État a remercié le nouveau propriétaire afghan de l'usine, l'homme d'affaires Habibullah Gulzar, d'avoir construit cet établissement moderne, qui peut produire 15 millions de caisses de 24 bouteilles annuellement.

M. Gulzar était depuis des années le seul importateur autorisé en Afghanistan des produits Coca-Cola. Mais l'an dernier, il a décidé d'investir pour construire l'usine et commencer la production du breuvage dans son pays.

«Il y a un problème de sécurité, il ne faut pas s'en cacher, mais l'avenir est prometteur, a dit M. Gulzar. Quand le pays pourra compter sur des emplois et générer une croissance économique, la paix et la sécurité suivront.»

La relation étroite qu'entretient la filiale afghane avec Coca-Cola Pakistan pourrait aussi contribuer à un rapprochement entre Kaboul et Islamabad, qui s'accusent mutuellement de ne pas faire assez pour lutter contre le terrorisme.

Mais le projet a aussi ses détracteurs. Dans un autre quartier de la ville, Jomaa Gul, un chômeur de 34 ans, habite l'ancienne unité administrative de la dernière usine de Coca-Cola à Kaboul. L'Afghanistan a besoin de nouveaux hôpitaux pour mettre fin à la violence, dit-il, pas d'investissements pour produire des boissons gazeuses.


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