Blair est conspué à Beyrouth
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La Chine ajoutera 1000 soldats supplémentaires à la FINUL
Beyrouth -- Le premier ministre britannique Tony Blair s'est engagé à soutenir la reconstruction du Liban dévasté par la guerre au cours de sa première visite hier à Beyrouth, marquée par des manifestations de protestation et de colère contre sa politique arabe.«Nous allons travailler avec vous dans le domaine de l'entraînement, de l'équipement [militaire], dans tous les domaines où nous pouvons vous aider et, comme vous le savez, je me suis engagé aujourd'hui à donner plus de moyens», a dit M. Blair dans une conférence de presse avec son homologue Fouad Siniora.
En réponse à l'appel de M. Siniora à une «paix juste et durable dans la région», il s'est «engagé à tout faire pour que cela se réalise» d'ici à son départ de Downing Street qui pourrait avoir lieu dans un an.
M. Blair, qui était arrivé d'Israël, a aussi rencontré les responsables militaires et de la sécurité, alors que l'armée libanaise prend pied dans le sud du Liban pour la première fois depuis environ 40 ans.
Après M. Blair, le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos est attendu aujourd'hui à Beyrouth, avant l'arrivée au Liban des soldats espagnols de la FINUL renforcée déployée au sud du Liban et chargée de consolider la trêve.
Pour sa part, la Chine envisage de renforcer sa présence au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) avec un millier d'hommes, a rapporté hier Jacques Chirac.
Le président français a souligné que les Européens, dont les contingents formeront la majeure partie de cette force, souhaitaient que l'Asie, «et pas seulement l'Asie musulmane», y soit représentée.
Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, «a effectivement annoncé hier qu'au-delà des 240 soldats chinois qui sont déjà là et qui s'occupent de déminage, il enverrait une contribution non négligeable, puisqu'on a évoqué un millier d'hommes au Liban», a ajouté Jacques Chirac.
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait auparavant confirmé l'intention de Pékin de renforcer sa présence au sein de la FINUL.
Pour le commandant de la FINUL, Alain Pellegrini, le processus de retrait des forces israéliennes qui occupent encore des positions au Liban est sur la bonne voie. Aidée de la FINUL, l'armée libanaise s'installe dans les secteurs évacués.
Enfin, la Russie se prépare à envoyer dès la fin septembre un bataillon de soldats du génie au Liban pour des travaux de reconstruction, mais elle ne participera pas à des opérations de maintien de la paix.

