Internet - Ohmynews, portail sud-coréen de «journalistes citoyens»
Mots clés : journalisme, ohmynews
Tokyo -- Fort de son succès en Corée du Sud, le portail d'informations Ohmynews, construit à partir de témoignages, opinions et autres articles écrits par des journalistes amateurs, souhaite se développer dans le monde entier, selon son p.-d.g.
Selon M. Oh, ce nouveau média -- en anglais, en sud-coréen et, depuis cette semaine, en japonais -- doit tirer sa légitimité de la variété et du nombre des contributions.
«Nous pouvons donner une information fiable à nos lecteurs si, en tant que plateforme, nous avons des points de vue différents, émanant de citoyens reporters différents», a expliqué M. Oh, qui juge les «citoyens journalistes» aptes à s'autocontrôler et à donner des avis équilibrés.
Contrairement aux blogues, que chacun peut créer à ses risques et périls et alimenter d'informations et de commentaires sans véritable contrôle, Ohmynews est une plate-forme de contributions centralisée dont les contenus sont signés et relus par une rédaction avant d'être mis en ligne.
Né en 2000 en Corée du Sud, où il connaît un vif succès, le concept Ohmynews du «journalisme à la portée de tous» vient de faire son entrée sur le marché japonais par le groupe Softbank, gérant du service d'accès Internet Yahoo BB! et nouvel opérateur mobile au Japon.
La version nippone d'Ohmynews, qui a officiellement été activée lundi, a déjà reçu 1700 contributions. L'objectif est de rassembler 5000 collaborateurs réguliers d'ici la fin de l'année (il y en 43 000 en Corée du Sud).
Au Japon, tous les articles, obligatoirement signés, sont relus et corrigés par une équipe de neuf personnes qui devrait rapidement se renforcer.
La rédaction en chef d'Ohmynews Japon a été confiée à un journaliste célèbre au Japon, Hideki Hirano.
Ce dernier a insisté sur le devoir de qualité et de véracité des informations d'Ohmynews, de même que sur la transparence des sources.
De son côté, le p.-d.g. d'Ohmynews a assuré que les cas de poursuites judiciaires liées à des articles parus sur la version sud-coréenne du service se comptaient sur les doigts d'une main.

