Opinion

Lettres: Pas un médecin de plus

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Marc Lacroix, Septembre 2006

Édition du mardi 05 septembre 2006

Mots clés :

Depuis quelques années au Québec, le gouvernement a progressivement rompu le lien de confiance avec ses médecins en leur promettant sans cesse d'améliorer leurs conditions de pratique et en ne tenant que rarement ses promesses. La goutte qui a fait déborder le vase fut la décision du gouvernement d'imposer les conditions de travail jusqu'en 2010 aux médecins spécialistes et aux médecins résidents au moyen d'une loi spéciale injustifiée puisque le processus de négociation n'était même pas rompu entre les deux parties...

Tout ceci laisse un goût amer à plusieurs surtout après que le gouvernement eut renié l'entente signée en 2003 avec les spécialistes qui reconnaissait les écarts de salaires significatifs entre les médecins du Québec et ceux des autres provinces et dans laquelle le ministre s'engageait à corriger la situation. On ne devrait pas se surprendre de l'état actuel des choses. Les médecins en ont ras le bol et commencent à quitter la province faute d'être adéquatement traités.

Les chiffres parlent par eux-mêmes. En 2004 près du tiers des finissants de médecine familiale au Québec avaient quitté la province! Les spécialistes eux parlent de plus de 300 de leurs collègues qui sont partis au cours des dernières années... Si on se fie au récent sondage mené par l'association médicale canadienne selon lequel près de la moitié des médecins songent fortement à quitter la province au cours des prochaines années, la situation n'est donc pas près de s'améliorer.

Le gouvernement semble ignorer complètement cette réalité, et en rajoute avec les plans d'effectifs médicaux qui limitent encore une fois l'autonomie professionnelle des jeunes médecins et les empêchent de travailler en milieu urbain malgré les pénuries importantes de plusieurs hôpitaux en ville... Quand le ministre comprendra-t-il qu'il ne peut se permettre de perdre un seul médecin vu l'état actuel des choses? Nous ne pouvons continuer à ignorer cette situation qui commande des actions immédiates avant que nous ayons atteint le point de non-retour!


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com