Dumont promet d'être plus «mordant»

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PC
Édition du vendredi 01 septembre 2006

Mots clés : adq, dumont

Québec -- Dans l'espoir de remonter sa cote dans les sondages, l'Action démocratique du Québec (ADQ) se montrera désormais plus «agressive» et plus «mordante» dans ses interventions, a indiqué hier son chef, Mario Dumont.

«Nous avons peut-être été trop prudents au cours des derniers mois», concède M. Dumont, dont la formation politique ne recueille que 13 % des intentions de vote, loin derrière péquistes et libéraux, selon le dernier sondage CROP-La Presse réalisé entre le 17 et le 28 août.

Afin de retrouver un second souffle d'ici le prochain scrutin, le leader adéquiste promet de ne rien concéder à ses adversaires et de tenir un discours beaucoup plus virulent que par le passé.

«Nous avons certainement l'intention d'être plus mordants, plus fermes, plus durs dans nos prises de position. En espérant que c'est ce que la population attend de nous», a dit M. Dumont en entrevue à la Presse Canadienne.

Si l'on en croit les résultats du sondage CROP, le député de Rivière-du-Loup a une côte abrupte à remonter avant de pouvoir espérer faire mieux qu'aux élections générales de 2003, où son parti avait obtenu 18 % du vote et fait élire seulement quatre députés, dont lui-même.

«Des chiffres, nous en avons vus de toutes sortes ces dernières années et on ne se laisse pas du tout démonter par un sondage. Historiquement, pour une raison que je m'explique encore mal, il semble que la chaleur ne fait pas de bien à l'ADQ. Les sondages de fin d'été ne sont jamais très bons pour nous», laisse-t-il tomber.

Du reste, sans remettre en cause la méthodologie du plus récent sondage CROP, M. Dumont met en doute l'avance attribuée au Parti québécois (37 %, contre 32 % au Parti libéral du Québec).

«Je doute fortement que, demain matin, les gens veulent avoir André Boisclair comme premier ministre et qu'ils ont perçu dans son discours des idées claires, un plan de société motivant et rassurant pour l'avenir», analyse-t-il.

Quant à l'échéancier électoral, le chef de l'ADQ croit de moins en moins probable l'éventualité d'un appel aux urnes à l'automne, compte tenu de l'ordre du jour automnal chargé du gouvernement.

Néanmoins, il presse le premier ministre Jean Charest de faire connaître sans tarder ses intentions afin de mettre un terme à la spéculation.


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