Canada - Faible hausse de 2 % du PIB
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Ottawa -- Le produit intérieur brut n'a crû que de 2 % à un rythme annualisé au deuxième trimestre, alors que les exportations ont décliné pour un deuxième trimestre consécutif, rapportait hier Statistique Canada.
Le Mouvement Desjardins juge néanmoins que le tableau de l'économie canadienne «demeure inchangé», grâce à la demande intérieure qui reste forte avec une progression de 3,8 %. Or ce gain a été «presque annihilé» par le piètre résultat du commerce extérieur qui s'affiche en baisse de 3,5 % et est, à nouveau, touché surtout par le secteur automobile.
La tenue de l'ensemble du PIB, écrit l'économiste François Dupuis, «porte à croire que l'économie évolue actuellement à peu près à son plein potentiel». Cette situation laisse à la Banque du Canada «une grande marge de manoeuvre» quant aux taux d'intérêt et M. Dupuis s'attend à ce qu'elle laisse son taux directeur «au niveau actuel jusqu'au printemps prochain».
Parmi les facteurs qui ont suscité le dernier bilan du PIB, l'économiste de Desjardins cite le dollar canadien qui a atteint un sommet de 91 ¢US, en mai, et la croissance aux États-Unis qui «montre certains signes de faiblesse».
À Toronto, une note du courtier Nesbitt Burns, filiale de la Banque de Montréal, estime que ce bilan «devrait cimenter tout à fait la perception» que la banque centrale va s'abstenir de remonter le loyer de l'argent, cela jusqu'à la fin de 2006.
Par ailleurs, en écart mensuel, Statistique Canada calcule que le PIB de juin restait inchangé comparé à celui de mai, mois où il croissait de 0,1 % après un gain de 0,2 % en avril.

