
Photo: Jacques Grenier
N'allez pas dire à Alanis Obomsawin que le cinéma ne peut changer le monde. Depuis son arrivée à l'Office national du film du Canada (ONF) à la fin des années 60, la cinéaste ne cesse de prouver le contraire. Elle signe des documentaires dont le but est de le transformer, de modifier la perception du public à l'égard des peuples autochtones afin que cessent enfin les injustices à leur égard. «Quand un documentaire secoue l'opinion publique et les politiciens, c'est là que les changements surviennent», souligne-t-elle dans l'intimité de sa demeure située dans un coin paisible du centre-ville, entourée de fleurs et d'oeuvres magnifiques qui rappellent son lien indéfectible avec les nations autochtones.
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