Rentrée scolaire - La CSQ réclame des changements à l'éducation

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PC
Édition du lundi 28 août 2006

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La Centrale des syndicats du Québec veut profiter de la rentrée scolaire pour réclamer du gouvernement des mesures qui permettront de bonifier le système d'éducation.

Le président de la CSQ, Réjean Parent, a souligné que, malgré la réforme scolaire actuelle, le taux d'échec aux épreuves ministérielles était plus grand et le taux de remise de diplômes, en baisse. Il constate aussi un exode des cerveaux des écoles publiques vers les écoles privées ou celles qui offrent des projets sélectifs.

«On finance généreusement le système d'éducation privé. On incite de plus en plus les écoles publiques à mettre en place des projets particuliers. On appauvrit graduellement la classe régulière», a affirmé M. Parent, au cours d'une entrevue à NTR, hier.

« Apartheid scolaire »

D'ailleurs, la CSQ craint l'apparition d'un véritable «système d'apartheid scolaire» si le gouvernement ne réagit pas à ce phénomène. «Tout le monde semble conscient du malaise sauf le gouvernement. Il faut prendre les moyens pour favoriser la rétention et avoir le courage politique de stopper l'hémorragie en coupant progressivement dans les subventions accordées aux écoles privées», a aussi réclamé M. Parent par voie de communiqué.

Selon lui, le système scolaire s'éloigne des objectifs établis lors des états généraux en 1995-1996 qui soulignaient notamment l'importance d'un plus grand taux de réussite à l'école.

La CSQ soutient qu'on assiste à un recul graduel depuis 10 ans. M. Parent estime qu'un Québécois sur quatre n'aura pas obtenu son diplôme d'études secondaires avant l'âge de 20 ans.

Si Réjean Parent ne veut pas se faire alarmiste, il ne se gêne pas pour déplorer l'improvisation dont fait preuve le ministère de l'Éducation, selon ses propres termes. Par exemple, dans la réforme au primaire, il dit que le ministère a procédé sans faire de bilan, d'évaluation, voire prendre en compte la pénurie d'enseignants avant même l'ajout de cours et d'heures de classes.

M. Parent craint que, dans le contexte actuel d'embauche massive, rapide, on se retrouve avec du personnel «moins qualifié, moins bien qualifié ou non qualifié» par rapport aux besoins établis.

Le ministère de l'Éducation a d'ailleurs assoupli les critères d'embauche, en juin dernier, afin de faire face à la pénurie d'enseignants appréhendée puisque le réseau scolaire cherche à pourvoir plus de 2000 postes.


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