Nouvelle loi québécoise contestée - Des parents sont prêts à descendre dans la rue pour avoir le droit de payer plus cher leurs frais de garderie

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PC
Édition du lundi 21 août 2006

Mots clés : garderies

Aussi étrange que cela puisse paraître, des parents québécois se préparent à descendre dans la rue pour avoir le droit de payer plus cher leurs frais de garderie.

Une nouvelle loi québécoise, qui entrera en vigueur le 31 août prochain, empêchera toutes les garderies bénéficiant de subventions de facturer plus de 7 $ par jour par enfant. Les surcharges ne seront autorisées que pour des besoins bien spécifiques, comme des sorties, des produits hygiéniques ou des repas supplémentaires. Les parents dont les enfants se trouvent dans des garderies privées craignent que cette nouvelle loi ne force les propriétaires à restreindre leurs services afin de pouvoir boucler leur budget.

«Ce devrait être notre choix de payer plus cher afin de recevoir un meilleur service», dénonce Julie Sossanpour, qui paie 11$ par jour pour s'assurer que son fils, Noah, voie sa journée remplie d'activités qui lui plaisent, comme de la musique et de la danse.

La mère de 38 ans, de Montréal, dit qu'elle est prête à protester, signer des pétitions et faire tout ce qui est légalement possible afin de conserver les services supérieurs qui sont offerts par certaines garderies privées.

«Je crois que tout était très bien de cette façon. Le gouvernement est en train de gâcher une situation qui fonctionnait bien.»

Fonds suffisants ?

La nouvelle loi va toucher environ 1500 centres de la petite enfance qui offrent 197 000 places, autant dans le domaine privé que public ou un environnement familial.

La province dépense 1,6 milliard de dollars annuellement pour le réseau de garderies, y compris des subventions quotidiennes de 30 $ à 50 $ par enfant. Les parents contribuent à raison de 7 $ par jour, par enfant.

La ministre de la Famille, Carole Théberge, insiste pour dire que les fonds disponibles pour le réseau de garderies sont suffisants pour garantir un service de qualité aux enfants québécois.

«Toutes les sommes nécessaires pour gérer un centre de la petite enfance pour des jeunes de zéro à quatre ans et respecter tous les objectifs de développements cognitif et social sont en place», a-t-elle déclaré à la Presse canadienne.

Mme Théberge souligne que la nouvelle loi a aussi pour but d'assurer l'universalité du réseau de centres de la petite enfance québécois, qui reçoit tant d'éloges.

«Nous voulons que les parents puissent choisir parmi des garderies à 7 $ et non pas devoir toujours mettre la main dans leurs poches.»


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