Le Sherlock Holmes de l'art

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Stéphane Baillargeon
Édition du samedi 19 et du dimanche 20 août 2006

Mots clés :

Clemens Toussaint, un des «détectives de l'art» les plus célèbres au monde, recherche des centaines de toiles volées par les nazis

Exposée au Musée des beaux-arts de Montréal, La Déification d'Énée, une huile de Charles Le Brun (1619-1669), aurait été volée par les nazis au marchand d'art juif Jacques Goudstikker.

Photo: Jacques Grenier

La tragédie a rajouté au malheur quand le marchand d'art juif Jacques Goudstikker, un des plus prospères d'Amsterdam, fut foudroyé par une crise cardiaque dans la nuit du 15 au 16 mai 1940 sur le pont du SS Bodegraven, en pleine mer du Nord. Âgé de 42 ans, il ne laissa en héritage à sa femme Desi et à son tout jeune fils Edo, réfugié dès le berceau, qu'un petit carnet noir à couverture de cuir contenant une liste de 1113 toiles abandonnées aux pillards nazis, qui allaient effectivement et consciencieusement saccager et détrousser sa galerie du canal Herengracht, les Pays-Bas et finalement toute l'Europe.

















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