Le Venezuela se rapproche du Bélarus
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Hugo Chavez cite en exemple le gouvernement d'Alexandre Loukachenko

Photo: Agence France-Presse
«Nous devons défendre les intérêts de l'être humain et non les intérêts démoniaques des capitalistes, où qu'ils soient -- en Amérique du Nord, en Europe. Nous devons en finir avec l'exploitation de l'homme par l'homme», a poursuivi M. Chavez, allié du président cubain Fidel Castro dans un front antiaméricain.
Le Bélarus, ex-république soviétique, a conservé une économie très dirigée et collectiviste. L'autoritaire président Loukanchenko, que les États-Unis qualifient de «dernier dictateur d'Europe», concentre tous les pouvoirs et muselle l'opposition.
Sa réélection en mars a été très contestée, l'Occident ayant jugé le scrutin non démocratique, et les visiteurs étrangers se font de plus en plus rares dans la capitale bélarusse. M. Chavez doit rencontrer M. Loukachenko aujourd'hui. Il visitera également l'Académie militaire bélarusse ainsi qu'une unité des forces du ministère bélarusse de l'Intérieur. Il s'agit de la première visite au Bélarus d'un président vénézuélien. «Je suis venu conclure un pacte d'unité et poser la première pierre de nos relations futures», a déclaré M. Chavez.
Il a ajouté vouloir renforcer la coopération entre les deux pays dans les domaines de l'énergie, la pétrochimie, la construction de machines, l'éducation et les sciences. Au total, sept accords doivent être signés, outre une déclaration commune des deux présidents, selon la présidence bélarusse.
Le Bélarus est un gros producteur de machines agricoles et de camions, une industrie bâtie du temps de l'URSS, tandis que le Venezuela s'est imposé comme le huitième producteur mondial de brut. M. Chavez est arrivé dans la capitale bélarusse en provenance d'Argentine, où il avait assisté au sommet des présidents des pays du Mercosur, le marché commun sud-américain.
Le chef de l'État vénézuélien, initialement attendu samedi soir au Bélarus, a retardé son arrivée de 24 heures pour des «questions d'organisation», selon Minsk. Il a en fait visité samedi avec Fidel Castro la maison dans laquelle Ernesto «Che» Guevara a passé une partie de son enfance près de Cordoba (Argentine).
Le président vénézuélien, dont les accents anti-impérialistes exaspèrent l'administration américaine, a entrepris une tournée à l'étranger qui doit le conduire en Russie, en Iran et au Viêtnam. Il est attendu demain à Moscou, où il doit signer un contrat pour l'achat de 30 avions de chasse russes Sukhoï et 30 hélicoptères russes, pour un total de plus d'un milliard de dollars, et vient chercher un contrepoids à la puissance américaine.

