Cuba - Washington prépare l'après-Castro

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AFP
Édition du mardi 11 juillet 2006

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Bush veut consacrer 80 millions sur deux ans au soutien à l'opposition

Washington -- Le président américain George W. Bush veut durcir l'embargo contre Cuba et accroître le financement à l'opposition à Fidel Castro, afin de contrer les efforts du régime cubain pour assurer sa propre survie.

M. Bush a approuvé hier un rapport de la Commission d'assistance à un Cuba libre qui prévoit de consacrer 80 millions sur deux ans au soutien à l'opposition cubaine. Ce financement, demandé à quelques mois du démarrage de la campagne des élections législatives de mi-mandat prévues en 2007, doit encore être approuvé par le Congrès. Mais cette approbation fait peu de doute, le Congrès accédant généralement aux demandes de l'administration sur Cuba.

En présentant ce rapport au cours d'une conférence de presse, la secrétaire d'État Condoleezza Rice, qui copréside la Commission d'assistance à un Cuba libre avec le secrétaire au Commerce Carlos Gutierrez, a souligné la nécessité de «soutenir un changement démocratique» à Cuba.

Dans un communiqué, le président Bush a approuvé le rapport qui «montre que nous travaillons activement pour obtenir le changement à Cuba et que nous ne nous contentons pas seulement d'attendre ce changement».

La Commission recommande un durcissement de l'embargo contre Cuba en place depuis 1961 «pour maintenir une pression économique sur le régime afin de limiter sa capacité à survivre et à réprimer les Cubains».

Elle énumère enfin les mesures que les États-Unis sont prêts à prendre pendant une période transitoire de 18 mois si un nouveau gouvernement cubain libérait les prisonniers politiques, s'engageait à organiser des élections libres et demandait l'aide de Washington.

«Pour aider un gouvernement cubain de transition, nous nous engageons à fournir de la nourriture, de l'eau, du carburant et des équipements médicaux. Nous nous engageons à redresser l'économie cubaine», a précisé M. Gutierrez.

Les États-Unis sont également prêts à «respecter le droit du peuple cubain à vivre en sécurité chez lui», a ajouté M. Gutierrez.

Le secrétaire au Commerce n'a pas précisé comment les États-Unis entendaient assurer la sécurité des Cubains, mais le coordinateur pour la transition de Cuba, Caleb McCarry, a souligné qu'il s'agissait d'accorder une «assistance aux services de sécurité cubains» en période de transition.

Le responsable américain a souligné que les États-Unis n'avaient pas l'intention d'intervenir militairement à Cuba. «Il est important de souligner qu'il s'agit d'une offre d'assistance. Ce n'est qu'une offre», a-t-il noté.

À la différence du premier rapport de cette commission, rédigé en 2004, le rapport 2006 contient une annexe gardée confidentielle pour des raisons de sécurité nationale, ce qui a conduit les autorités cubaines à dénoncer un plan secret des États-Unis pour précipiter la fin du gouvernement de Fidel Castro.


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