Vos réactions

Un corporatisme propre au Québec

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Paul Paradis (parapau@lycos.com)
Envoyé Le jeudi 22 juin 2006 07:00



Un parti propre au Québec, disait Gilles Duceppe. En d'autres termes, si vous votez un parti séparatiste vous aurez un parti propre. Je me demande si ce n'est pas le contraire: les scandales, de Mulroney à Chrétien à Guité, n'ont-ils pas eu comme acteurs principaux des Québécois? Donc, si on se séparait et qu'on avait un gouvernement 100% québécois, ne risquerait-on pas d'avoir encore plus de corruption, au lieu que de l'enrayer?
Peut-être que j'exagère. Mais je suis depuis longtemps préoccupé par les excès du corporatisme au Québec, de cet esprit de clan qui fait percevoir comme légitime ce qui est en ligne avec l'entourage, même s'il s'agit de soutenir des intérêts qui sont éminemment privés et injustes, comme les salaires disproportionnés des cols bleu de Montréal ou des pressiers du Journal de Montréal. Cet esprit de clan qui pousse les compagnies québécoises, au lieu de se rendre compétitives dans le marché global, à cultiver «les faveurs obtenues ou à venir».

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com