Opinion

Lettres: Le bâillon citoyen

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Jacques Léger, Montréal, le 12 juin 2006

Édition du mercredi 14 juin 2006

Mots clés :

Ne nous laissons pas leurrer. Ce ne sont pas les partis politiques qu'on bâillonne en cette fin de session à l'Assemblée nationale, mais, par ricochet, tous les groupes et tous les citoyens qui se sont opposés entre autres à la privatisation du mont Orford et à l'impossibilité d'aller porter plainte devant les tribunaux quand la qualité de vie d'un grand nombre est constamment remise en question par tous ces usagers des véhicules hors route qui n'ont que faire du respect des autres.

Il y a un message sournois, mais de plus en plus sérieux, que nous suggèrent ceux qui nous gouvernent en nous méprisant le plus souvent: celui de s'orienter sur les sentiers de la désobéissance civile. Pacifiquement, mais fermement et courageusement, il nous faut désormais envisager d'autres façons de nous faire minimalement respecter. Tous les citoyens et tous les groupes organisés devront désormais échafauder des actions ciblées qui permettront à plus ou moins long terme de récupérer cette dignité éclaboussée par ceux qui prétendre nous servir.


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