Une vingtaine de produits toxiques décelés dans le sang des enfants

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du vendredi 02 juin 2006

Mots clés : sang, enfant

Ottawa -- Une étude publiée hier démontre qu'un cocktail de produits toxiques -- allant des BPC aux produits ignifugeants -- est présent dans l'organisme des enfants canadiens.

Dans certains cas, les enfants présentaient un taux de toxines plus élevé que leurs parents, indique le rapport de l'organisme torontois Environmental Defence.

Les chercheurs ont trouvé dans le sang et l'urine de sept enfants provenant de cinq familles canadiennes une moyenne de 23 produits toxiques ou soupçonnés de l'être, notamment des substances cancérigènes, des produits qui peuvent perturber le cycle hormonal et des neurotoxines.

Les chercheurs ont effectué des tests sur 13 personnes -- six adultes et sept enfants -- provenant de cinq familles vivant à Vancouver, Toronto, Sarnia, Montréal ou Quispamsis, au Nouveau-Brunswick.

«Nos enfants sont contaminés tous les jours par les produits toxiques présents à la maison, à l'école et au terrain de jeu», a soutenu Rick Smith, d'Environmental Defence.

Les adultes étaient contaminés par 32 produits chimiques et présentaient des concentrations élevées de produits maintenant interdits, comme le DDT et les BPC.

Mais les enfants présentaient des concentrations plus importantes de nouvelles substances chimiques présentes dans des produits comme les apprêts antitaches et les enduits non adhésifs.

«Il est courant de penser que les adultes sont plus exposés à des produits nocifs pour la santé que les enfants, car ils ont eu plus de temps pour accumuler des produits chimiques, explique l'étude. Les résultats de cette étude démontrent cependant que ce n'est pas toujours le cas.»

L'interdiction relative à certains produits chimiques semble être efficace puisque la présence de ces produits est en diminution chez les enfants. Mais les effets néfastes perdurent toujours, puisque le DDT a été détecté chez des enfants âgés de 10 ans bien que ce produit soit interdit depuis plusieurs années.

En réponse à l'étude, Santé Canada a promis de mettre en oeuvre, l'année prochaine, une étude canadienne qui évaluera la concentration de produits toxiques dans le corps humain.

«L'exposition des Canadiens aux produits polluants présents dans l'environnement est prise au sérieux par le gouvernement du Canada», a dit la porte-parole de Santé Canada, Carolyn Sexauer.

La ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, relèvera, elle, le défi lancé par Environmental Defence: faire tester son sang et son urine pour déterminer s'ils contiennent des contaminants toxiques. «Ce sujet est très important pour la ministre et c'est pourquoi elle va relever le défi», a dit le porte-parole de Mme Ambrose, Ryan Sparrow.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com