Gaza plonge dans la violence partisane
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Des heurts interpalestiniens font un mort et neuf blessés

Photo: Agence Reuters
Depuis sa victoire aux législatives palestiniennes de janvier dernier, le Mouvement de la résistance islamique est engagé dans une épreuve de force avec la présidence palestinienne, au point de faire craindre l'explosion d'une guerre civile.
La création et le déploiement mercredi dans la Bande de Gaza d'une force de 3000 hommes proches du Hamas, malgré le veto du président Abbas, a encore avivé la tension, et des affrontements ont eu lieu la semaine dernière à Gaza entre ces miliciens et les forces de sécurité régulières, dominées par le Fatah.
Le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a exclu vendredi de démanteler sa nouvelle force de sécurité, assurant qu'elle serait «intégrée dans la force de police et active au sein de ce système». Quant à Mahmoud Abbas, il n'envisage pas de désarmer la milice par la force, selon l'un de ses conseillers, Taïeb Abdel Rahim.
Dimanche, un attentat a été déjoué contre le chef des services de sécurité à Gaza, Rachid Abou Chbak, membre du Fatah. La veille, le chef des services de renseignements palestiniens, un proche du président Mahmoud Abbas, a été gravement blessé dans un attentat au siège même de ses services à Gaza et des responsables du Fatah parlent de «conspiration» contre leur mouvement.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a souligné dimanche que cette lutte ouverte ne devait pas dégénérer en guerre civile. «La guerre civile est la ligne rouge que personne ne doit oser franchir», a prévenu M. Abbas. «Il y a une crise. Nous devons chercher une solution. Un dialogue sera ouvert» avec les dirigeants du Hamas «dans les quatre ou cinq jours», a-t-il dit.

