Des caméras pour surveiller tous les Pékinois

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Reuters
Édition du samedi 20 et du dimanche 21 mai 2006

Mots clés :

Pékin -- La Chine va mettre en place un réseau de surveillance vidéo couvrant toute sa capitale, rapportait hier la presse chinoise, et certains organes de l'État auront un «accès illimité» aux enregistrements.

Pékin, qui va accueillir les Jeux olympiques de 2008 et dispose actuellement de 263 000 caméras de vidéosurveillance, va renforcer le dispositif d'ici la fin de l'année prochaine et adopter de nouveaux règlements pour encadrer le stockage et l'accès aux bandes, écrit le Beijing Youth Daily.

«Il y a plusieurs secteurs de la ville qui posent problème en matière de sécurité et de criminalité parce qu'ils n'ont pas de caméras ou refusent l'accès aux enregistrements», écrit le journal.

Secteurs clés

D'ici la fin de l'année 2006, les accès à des «secteurs clés» de Pékin, aux stations de métro et aux principaux bâtiments seront équipés de caméras dotées d'une technologie de reconnaissance faciale.

Les agents chargés des caméras placées sur les ponts piétons, les passages souterrains, les restaurants et les hôtels devront conserver les enregistrements pendant 30 jours. Pour les caméras surveillant les principaux axes routiers, les stations des transports publics et le métro, les bandes devront être conservées pendant sept jours.

Le mois dernier, le maire de Shenzhen a annoncé que cetteville, située à la frontière de Hong Kong, se doterait de 200 000 caméras pour lutter contre la criminalité.

Mais la vidéosurveillance n'est qu'un moyen parmi d'autres de contrôler les faits et gestes de la population chinoise.

La presse officielle a révélé en avril que les autorités disposaient d'informations, stockées dans des bases de données par la police, sur plus de 96 % de sa population, qui est de 1,3 milliard d'habitants, ce qui s'ajoute, notamment, à la surveillance des activités sur Internet.

On estime à 30 000 le nombre de policiers affectés spécialement à la surveillance de l'usage d'Internet par quelque 110 millions de personnes. Ils sont chargés de faire en sorte que certains sites Internet et forums jugés «sensibles» soient inaccessibles.


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