Les météorologues prévoient une autre forte saison des ouragans

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du lundi 08 mai 2006

Mots clés : ouragans

Fredericton -- Une autre saison mouvementée se prépare dans l'Atlantique en ce qui a trait aux ouragans, selon les météorologues canadiens et américains.

La saison 2006 des ouragans débute officiellement le 1er juin, mais, déjà, les scientifiques préviennent les gens habitant dans l'est de l'Amérique du Nord que de nombreuses tempêtes sont prévues, avec jusqu'à cinq ouragans de premier plan dont les vents devraient atteindre une vitesse de 180 km/h, voire davantage.

«C'est un peu comparable à ce à quoi nous nous attendions l'année dernière à la même époque», a indiqué Bob Robichaud, météorologue au Centre canadien de prévisions d'ouragan (CCPO), à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

«L'an dernier, nous nous attendions à avoir entre 12 et 15 tempêtes, et cette année, nous en prévoyons environ 17. Personne ne se risquerait à dire que ça va être aussi pire que l'année dernière, mais tout indique qu'il s'agira d'une autre saison de forte activité, près de deux fois plus forte qu'à la normale», a-t-il ajouté.

En 2005, la saison des ouragans a été la plus dévastatrice jamais enregistrée. Il y a alors eu 27 tempêtes baptisées, 15 ouragans et sept ouragans de très forte intensité. Les dommages les plus sérieux ont eu lieu le long de la côte du golfe du Mexique.

Facteurs clés

Les scientifiques de l'équipe de prévision des ouragans de l'Université Colorado State affirment que les mêmes facteurs ayant contribué à la violente saison de 2005 sont observés cette année.

«L'océan Atlantique demeure anormalement chaud, et les températures à la surface du Pacifique tropical continuent de refroidir», a indiqué Phil Klotzbach, spécialiste des prévisions météorologiques à Colorado State, expliquant deux des facteurs clés contribuant à la formation d'ouragans.

Le littoral est connaît une forte activité en terme de tempêtes depuis une décennie, et bien que ces saisons soient habituellement cycliques, personne ne sait à quel moment prendra fin cette période d'activité, ou même si elle prendra fin.

«Est-ce le réchauffement de la planète? À compter de maintenant, verrons-nous seulement des saisons des ouragans mouvementées? Voilà la grande question», a indiqué Dave Phillips, grand spécialiste de la météo au ministère fédéral de l'Environnement.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com