Un pas vers la paix au Darfour
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Un accord est signé avec la principale faction rebelle mais...

Photo: Agence Reuters
L'hôte des négociations a salué en Minnawi un commandant militaire doublé d'un dirigeant politique.
«L'autorité s'impose lorsqu'il s'agit de prendre des décisions difficiles», a affirmé Obasanjo sous les applaudissements de l'assistance.
«Si le bon état d'esprit, la bonne attitude n'avaient pas été au rendez-vous, ce document n'aurait pas la valeur du papier sur lequel il est rédigé. L'état d'esprit qui a conduit à sa signature doit guider sa mise en oeuvre», a ajouté le président.
La faction al-Nour et un autre groupe rebelle, le Mouvement pour l'égalité et la justice (MEJ), ont rejeté l'accord.
Le texte approuvé par la faction de Minnawi est une version amendée du projet présenté par l'Union africaine (UA) à l'issue de deux années de négociations. Des diplomates occidentaux ont retouché le texte pour y rallier les rebelles.
Cependant, le chef des négociateurs de la faction al-Nour, Abdurahman Moussa, et quinze autres délégués ont désavoué hier leur chef et indiqué qu'ils entendaient s'«associer» à ce texte et «aux derniers arrangements pour la paix au Darfour», écrivent-ils.
Dans une lettre adressée à la médiation de l'UA et lue par Olusegun Obasanjo, les 16 délégués estiment que le comportement de leur chef al-Nour «n'est pas favorable au rétablissement de la paix».
Les responsables de l'UA et les partenaires internationaux de la médiation ont eu toute la journée des consultations avec les délégués de Khartoum et des deux factions du SLM pour aboutir à cette ratification, qui survient après deux ultimatums de la médiation.
L'accord de paix vise à mettre fin au conflit et à la crise humanitaire qui ravagent le Darfour depuis trois ans, faisant entre 180 000 et 300 000 morts et 2,4 millions de déplacés et réfugiés, selon des estimations internationales. Il prévoit un référendum pour que les quelque six millions d'habitants de cette région semi-désertique de 500 000 km2, située à l'ouest du Soudan, se prononcent sur le découpage administratif de la province. Les milices arabes progouvernementales Djandjawid sont accusées des pires atrocités depuis le début de la guerre au Darfour il y a trois ans: viols, massacres de civils, pillages, qui ont poussé Washington à accuser Khartoum de «génocide».

