Vos réactions
Encore un accommodement raisonnable?
Telle est, je crois, l'avenir de notre peuple, que celui-ci soit québécois ou canadien.
En lieu et place, ne serait-il pas préférable de montrer nos différences ; d'exhiber au grand jour le point de vue de chacun des protagonistes de notre histoire avec les buts de chacun et leurs faiblesses. Certes, le cours d'histoire tel qu'il est enseigné actuellement raconte un peu trop le «politique» aux dépens du «social» et du «culturel», mais, hélas, ces deux derniers sont trop peu documentés et trop teintés de politique pour en garnir nos manuels d'histoire.
Toutes les réformes ont été construites dans une «tour d'ivoire» loin des réalités des régions et des particularités à des époques trop lointaines de leur applications.
Comment prendre au sérieux, à l'époque du mp3 et de l'omniprésence du cellulaire une réforme qui fut construite à l'aube de l'ère de l'Internet ? C'est, à mon avis, impossible.
Comment ces grands penseurs peuvent-ils réintégrer ou intéresser les jeunes à l'école alors que les parents n'ont plus aucune influence sur leurs adolescents, que la société rejette l'éducation comme valeur et que les jeunes sont, de plus en plus, confrontés à un système qui essaie de les uniformiser en écrasant leur différence et de les amener à se conformer à des valeurs de citoyen consommateur en lieu et place de citoyen penseur ?
Comment les enseignants peuvent-ils se conformer à une réforme qui ne répond à aucun de leurs besoins et aucune de leurs valeurs autrement que par la pression d'employeurs qui les menacent, indirectement, de ne pas renouveler les contrats ?
Finalement, je crois que la réforme devrait être fondamentalement remise en question afin que l'on cesse, une bonne fois pour toutes, de niveler par le bas (surtout pour l'évaluation) le curriculum scolaire québécois. Je ne crois pas que tous peuvent devenir des bacheliers ou des docteurs ; tous ont droit d'avoir leur place dans la société. Il est temps de former des citoyens qui seront heureux dans leur emploi, quel que soit ce travail, quoi que nous en pensions.
