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Vraiment incroyable!
Aujourd'hui, en 2006, on veut « épurer » les cours d'histoire du Canada et du Québec!
On ne fera que peu mention de la Nouvelle-France, des Patriotes, on passera sous silence les épisodes comme l'acte d'Union de 1840, la conscription de 1882, etc. et on va appeler cela de l'histoire! Mais ce sera l'histoire de qui?
C'est à se demander qui et/ou quel groupe, chercherait à nous annihiler de nos droits, de notre identité, de notre Histoire?
J'ai devant moi un volume de plus de 500 pages écrit par un historien réputé, Joseph Royal qui nous sert une belle tranche d'histoire du Canada, couvrant la période de 1841 à 1867. Voici ce qui est écrit en préface :
« Les trois régimes de 1760, 1763 et 1774, imposés successivement à la population par le gouvernement anglais après la conquête de la Nouvelle-France, ne furent, à tout prendre, qu'un changement de formes dans la tyrannie. La quatrième, l'acte impérial de 1791, quels qu'en aient été les motifs, eut au contraire pour dessein de respecter la nationalité des Canadiens; le célèbre Pitt, auteur de la nouvelle constitution, partagea le pays en deux provinces afin, dit-il, de leur permettre de jouir sans trouble de leurs lois et de leurs institutions dans le territoire qui leur était assigné.
Un demi-siècle plus tard, en 1841, comme si l'Angleterre se fut repentie, nous la voyons entreprendre de défaire l'oeuvre de Pitt et décréter que le Bas et le Haut-Canada ne formeront dorénavant qu'une seule et même province sous un système exclusivement anglais, sans se soucier des droits et privilèges particuliers de la population canadienne-française que s'ils n'eussent jamais existé.
C'est cette dernière période de l'Histoire du Canada que l'auteur se propose de narrer dans les pages qui suivent.
L'Histoire ne serait qu'un récit décoloré et vide de sens, si l'écrivain ne se proposait pas ee rechercher dans les faits qu'il raconte les enseignements qui en résultent pour le triomphe de la Justice et de la Vérité sur le Mal et sur l'Erreur. Veritas liberabit; c'est la Vérité qui renferme la Liberté, et la nation qui possède la première sans son esprit et dans ses moeurs finit toujours par triompher avec l'autre. C'est pourquoi l'auteur s'est efforcé, dans le cours de cet ouvrage, de sonner aux choses leur vrai nom, aux événements leur véritable signification, aux hommes et aux partis politique l'impartiale justice qui est leur droit.
Marcel Prince, retraité de l'enseignement
29 avril 2006.
