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Je ne me souviens pas
Ces messieurs prétendront ce qu'ils voudront l'histoire d'un peuple même conquis est une histoire avec ces hauts et ces bas, de ces hommes et femmes qui l'ont servi en bien ou en moins bien dans la réalité du temps où ils vivaient et qui nous ont contribué à créer la situation dans laquelle nous vivons aujourd'hui. L'éducation à la citoyenneté qui devrait se concentrer sur les droits et les devoirs du citoyen dans sa société, aujourd'hui. L'éducation du cerveau est aussi importante que l'éducation à la sexualité.
Que les enfants n'aiment pas ça n'a rien à voir avec la pertinence de la leur enseigner. Personnellement, je ne vois pas en quoi une heure d'histoire par semaine, même si on trouve ça plate, n'est pas amplement justifiée dans n'importe quel pays. Être exposé à son histoire c'est comme s'habituer à voir des films qui se passent chez toi avec tes images, tes références, ta réalité, c'est important pour le système de référence qui se crée dans ta tête. Il n'y a pas de peuple sans histoire et il n'y a pas de peuple qui mérite de ne pas la connaître telle qu'elle est. Je suis contente d'avoir appris quelque chose de mon histoire comme je suis contente d'avoir appris le piano même si je ne le joue plus aussi bien. Et je n'étais pas volontaire non plus pour apprendre le piano. On pourrait peut-être changer le nom de Laval pour Durham; selon l'histoire ou la légende, mais va-t-on jamais savoir vraiment, il n'avait confiance ni dans notre histoire passé ni dans celle à venir et il a tenté de «prévoir quelque chose» pour les citoyens du Bas-Canada. Ces nouveaux historiens consultants pour le ministère de l'Éducation prévoient quoi, eux?
