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mémoire collective bafoué

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michel Tremblay (tremichel@msn.com)
Envoyé Le jeudi 27 avril 2006 12:00



Je suis bien d'accord que l'ont enseigne les responsabilités citoyennes aux élèves du secondaire, cependant pas au détriment d'une mémoire collective déjà amnésique. Le but de cette réforme, comme il est écrit dans l'énoncé de la compétence 1 du nouveau programme, est bien que : « L'élève qui interroge les réalités sociales dans une perspective historique établit les fondements de son interprétation et se dote des assises historiques nécessaires à l'exercice de sa citoyenneté ». Par contre, il doit le faire à travers une histoire du Canada épurée de ses conflits ethniques et nationaux. Cela revient à transcender la réalité historique pour donner à nos élèves une mémoire historique (collective) fausse. C'est-à-dire que, l'élève qui interroge les réalités sociales, dans le cadre historique proposé par le nouveau programme d'histoire, va le faire par rapport à la nouvelle mémoire collective créer par ce dernier : mémoire bafouée, car épurée de ses réalités conflictuelles de nature « ethniquo-national ».

Cette réforme semble donc conçue dans le but de tuer le nationalisme Québécois tout en ayant l'aire de promouvoir la réflexion chez les étudiants du secondaire pour leurs permettre de devenir de meilleurs citoyens. Très habile, parce qu'il est évident que connaître la réalité historique du Canada et donner des outils de réflexions appropriés ne peut que favoriser le nationalisme Québécois. Vous n'avez qu'à questionner des étudiants en Histoire à l'université pour vous rendre compte de la véracité de cette affirmation. Cette réforme permet donc de créer de meilleurs citoyens plus critiques et moins enclins à croire sur parole tous les démagogues de ce monde, tout en exécutant une lobotomie à la mémoire collective dès le secondaire. Certes, des citoyens plus critiques, mais certainement pas des citoyens plus critiques du Canada.

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