Opinion

Lettres: Des tenanciers dorlotés

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Guillaume Ménard, Montréal, le 22 avril 2006

Édition du jeudi 27 avril 2006

Mots clés : tabac

Cette semaine, le magazine Le Point rapporte que le gouvernement français dorlote les restaurateurs. Leurs clients pourront en effet continuer de fumer dans leurs établissements, les pouvoirs publics ayant préféré renoncer à cette mesure, alors qu'au Québec, une loi-matraque sur le tabac l'interdira dès le 31 mai.

De plus, le ministre du Commerce de l'Hexagone, Renaud Dutreil, a annoncé la poursuite d'un substantiel plan d'allégement de charges sociales en leur faveur avec l'objectif de créer 40 000 emplois par an dans le secteur. Il reconnaît ainsi que les postes de cuisinier ou d'employé de salle sont très difficiles à pourvoir, sans doute à cause «de salaires insuffisants, d'horaires contraignants ou de hiérarchie trop pesante» dans la restauration traditionnelle, les hôtels-restaurants et les cafés-tabacs.

Le Québec se distinguera de la France en embauchant 44 nouveaux fonctionnaires zélés pour émettre, dès le mois de juin, des amendes salées en grand nombre aux fumeurs et aux 23 500 propriétaires de bars et de restaurants du Québec, qu'importe les lourdes conséquences sur les secteurs du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration.

Les policiers du tabac du ministère de la Santé et des Services sociaux seront impitoyables et donneront un nouvel élan à la campagne dictatoriale de répression du tabac. Par contre, le MSSS continuera de passer outre aux graves problèmes de santé liés à l'amiante, dont les fibres sont complètement interdites dans de nombreux pays, dont la France.


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