Day ne peut forcer la GRC à rouvrir les neuf bureaux fermés
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Photo: Agence Reuters
En décembre 2004, malgré les protestations des maires, de députés et de plusieurs organismes locaux, la GRC fermait ses bureaux de Lac-Mégantic, Coaticook, Baie-Comeau, Granby, Saint-Hyacinthe, Roberval, Rivière-du-Loup, Joliette et des Îles-de-la-Madeleine. Les effectifs totaux du Québec n'avaient pas été réduits puisque les postes ont été déménagés dans des grands centres.
Depuis, les maires des municipalités et le Bloc québécois réclament à grands cris la réouverture des neuf postes.
Les conservateurs et le Bloc avaient mené la charge aux Communes, exigeant du gouvernement libéral de l'époque de renverser cette décision.
À la tête du gouvernement, les conservateurs évitent maintenant de rappeler leurs positions antérieures. Le ministre Day se contente de dire que le gouvernement de Stephen Harper s'est engagé à augmenter les budgets de la GRC.
Dans son programme électoral, le Parti conservateur s'engageait à créer 1000 nouveaux postes d'agents au sein de la GRC, au cours des cinq prochaines années. Les conservateurs ne peuvent maintenant espérer que ces agents de police supplémentaires se retrouveront là où ils ont été retranchés.
«Nous allons donner beaucoup de ressources, beaucoup de fonds à la GRC pour développer leur force dans les communautés à côté des frontières, au Québec, et dans les autres provinces aussi», a fait valoir Stockwell Day.
Pourtant, invité à expliquer la décision devant un comité parlementaire en 2005, le commissaire de la GRC, Guiliano Zaccardelli, expliquait qu'il ne s'agissait absolument pas d'une question d'argent, mais plutôt un changement dans la structure afin d'être plus efficace.

