Iran : Rice invoque le droit à l'autodéfense

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AFP
Édition du jeudi 20 avril 2006

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Mme Rice affirme que les États-Unis sont capables d'agir militairement seuls

Chicago -- Le chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, n'a pas exclu que les États-Unis interviennent militairement contre l'Iran, dans la crise nucléaire avec ce pays, au nom du droit de Washington à l'autodéfense, tout en déclarant qu'elle voulait encore croire à une solution diplomatique.

Mme Rice a souligné que, si la crise ne pouvait être réglée dans le cadre des Nations unies, les États-Unis étaient parfaitement capables, si la situation l'exigeait, d'agir militairement seuls ou avec une coalition internationale, lors d'une intervention devant le Conseil des relations étrangères de Chicago.

«Le droit à l'autodéfense ne nécessite pas une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU», a souligné Mme Rice, en ajoutant: «Il est important de noter que le président n'a écarté aucune option. Nous sommes prêts à utiliser les mesures politiques, économiques et autres qui sont à notre disposition pour persuader l'Iran» à renoncer à la fabrication d'uranium enrichi, qui lui permettrait d'acquérir des armes nucléaires.

Elle a toutefois aussi déclaré: «Je crois que nous pouvons parvenir à des résultats avec la diplomatie et nous avons des options à notre disposition que nous pouvons activer bien avant d'avoir à tirer le constat que la diplomatie a échoué.»

Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné jusqu'au 28 avril à l'Iran pour cesser ces opérations d'enrichissement. Mais ni la Chine ni la Russie, deux des cinq membres permanents du Conseil, ne veulent infliger des sanctions à la république islamique, qui a rejeté l'ultimatum de l'ONU.

Mme Rice a tenu aussi à noter que l'Iran n'est pas l'Irak et que «les remèdes à notre disposition sont assez puissants».

Le chef de la diplomatie américaine a aussi évoqué la situation politique en Russie et a regretté que Moscou «n'aille pas dans une très bonne direction depuis deux ans», a-t-elle dit en relevant «l'absence d'une presse vraiment libre, d'un véritable équilibre des pouvoirs entre le Parlement et le président, et d'un pouvoir judiciaire vraiment indépendant».

Elle a ajouté que, si la Russie n'était plus un pays dangereusement faible, elle semblait virer trop vers l'autoritarisme. Mais, a-t-elle dit, ce serait une erreur d'isoler Moscou en raison de ses manquements aux droits de l'homme.


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