Le cerveau de Moussaoui...

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AFP
Édition du mercredi 19 avril 2006

Mots clés : terroriste

Alexandria -- Les jurés du procès de Zacarias Moussaoui ont continué hier à examiner le «magnifique cerveau d'un terroriste», selon l'expression du Français, dont les avocats s'efforcent de démontrer la schizophrénie afin de lui éviter la peine de mort.

«A Beautiful Terrorist Mind!» (un magnifique cerveau de terroriste), a lancé Zacarias Moussaoui lors d'une suspension d'audience au tribunal fédéral d'Alexandria, après le départ de la juge et des jurés.

Le psychologue Xavier Amador, appelé par la défense, venait de passer plus d'une heure à démontrer que Moussaoui est atteint de schizophrénie, comme ses deux soeurs aînées.

L'accusé a ainsi repris à son compte, en le déformant, le titre d'un film américain, A Beautiful Mind.

L'un de ses avocats, Gerald Zerkin, y avait fait référence le 6 avril, expliquant aux jurés que, comme John Nash, le mathématicien Prix Nobel d'économie dont le film raconte la vie, on pouvait être doté d'une intelligence supérieure, avoir l'air normal et être atteint de schizophrénie.

Thèse reprise hier par Xavier Amador: parfois, Moussaoui «est complètement normal, comme en ces moments», a-t-il noté en le regardant, alors que l'accusé, toujours en combinaison verte, a écouté sans s'énerver le spécialiste le décrire comme un «paranoïaque» et un «mégalomane».


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