Le cerveau de Moussaoui...
Mots clés : terroriste
Alexandria -- Les jurés du procès de Zacarias Moussaoui ont continué hier à examiner le «magnifique cerveau d'un terroriste», selon l'expression du Français, dont les avocats s'efforcent de démontrer la schizophrénie afin de lui éviter la peine de mort.
Le psychologue Xavier Amador, appelé par la défense, venait de passer plus d'une heure à démontrer que Moussaoui est atteint de schizophrénie, comme ses deux soeurs aînées.
L'accusé a ainsi repris à son compte, en le déformant, le titre d'un film américain, A Beautiful Mind.
L'un de ses avocats, Gerald Zerkin, y avait fait référence le 6 avril, expliquant aux jurés que, comme John Nash, le mathématicien Prix Nobel d'économie dont le film raconte la vie, on pouvait être doté d'une intelligence supérieure, avoir l'air normal et être atteint de schizophrénie.
Thèse reprise hier par Xavier Amador: parfois, Moussaoui «est complètement normal, comme en ces moments», a-t-il noté en le regardant, alors que l'accusé, toujours en combinaison verte, a écouté sans s'énerver le spécialiste le décrire comme un «paranoïaque» et un «mégalomane».

