Israël se montre prudent à la suite de l'attentat de Tel Aviv
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Photo: Agence Reuters
De son côté, le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, considéré comme un «modéré» relatif du Hamas, a expliqué la violence par «la poursuite de l'occupation israélienne et les attaques continuelles d'Israël contre le peuple palestinien».
L'attentat suicide de Tel Aviv, commis par un jeune kamikaze au nom du djihad islamique, est le premier que doivent affronter aussi bien le Hamas qu'Olmert depuis leurs victoires électorales respectives et leur accession au pouvoir, au premier trimestre de cette année.
Dans les milieux politiques israéliens, on déclare que le successeur d'Ariel Sharon a «écouté les avis des responsables de la défense sur de possibles frappes contre l'Autorité palestinienne», qu'il considère désormais comme une «entité terroriste». Mais, précise-t-on, Olmert, qui n'a pas encore formé son nouveau gouvernement de coalition, a décidé de mesurer pour le moment l'ampleur de la riposte israélienne afin de ne pas hypothéquer l'avenir.
Israël a arrêté le père et un jeune frère du kamikaze dans la nuit de lundi à hier, dans la région de Djénine, ainsi qu'une trentaine d'autres suspects de Cisjordanie, a-t-on indiqué de source palestinienne.
Parmi les mesures adoptées figurent la révocation du statut de résident pour les responsables du Hamas vivant à Jérusalem et une répression policière accrue contre le trafic des permis de travail.
L'attentat de lundi accroît l'inconfort de la position du Hamas, étranglé financièrement, isolé internationalement et contraint de défendre les attentats perpétrés par des factions rivales, alors qu'il s'est lui-même abstenu de toute action armée depuis un an pour faciliter son accession au pouvoir.
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, seul interlocuteur encore considéré comme fréquentable par Israël et la communauté internationale, a qualifié l'attentat d'«ignoble» et a estimé que celui-ci portait un nouveau coup aux efforts déployés pour que cesse l'intifada.
Mais cette position a été vivement critiquée par plusieurs groupes militants, dont plusieurs liés au Fatah d'Abbas, qui, dans une déclaration commune, ont exigé du président palestinien qu'il présente ses excuses à son peuple pour cette «insulte».

