Stockwell Day parlera de sécurité aux frontières avec son homologue américain
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Photo: Agence Reuters
Toutefois, la nouvelle loi, la «Western Hemisphere Travel Initiative», doit entrer en vigueur dès la fin de cette année pour les voyageurs qui entreront aux États-Unis par voie aérienne. Le Canada juge ce délai trop court et a demandé plus de temps à l'administration Bush pour s'y préparer, ce qui lui a été refusé.
Le département d'État américain travaille actuellement à la mise au point d'une carte à puce de haute technologie qui pourrait prendre la relève des passeports.
La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, estimait que les Canadiens devraient pouvoir entrer aux États-Unis en montrant leur passeport, mais rien n'indique que la position américaine ait changé à ce propos. Quant à la position canadienne en la matière à la veille des discussions d'aujourd'hui, on n'en sait pas grand-chose.
Toutes les options sont sur la table, a déclaré une porte-parole de M. Day, en refusant toutefois d'en dire plus. «Tout ce que je peux dire, c'est que nous examinons toutes les propositions, a ajouté Melisa Leclerc. On ne va pas négocier en public ou devant les médias. Une fois la rencontre terminée, M. Day pourra en dire bien davantage.»
Beaucoup d'inquiétude
Des deux côtés de la frontière, les exportateurs et les entreprises qui vivent du tourisme ont montré beaucoup d'inquiétude devant les changements prévus, estimant que toutes ces nouvelles mesures de sécurité pourraient avoir un impact économique néfaste sur l'économie.
Lors de sa première rencontre avec le ministre MacKay, la semaine dernière, à Washington, la secrétaire d'État Condoleezza Rice avait dit tenir compte de ses inquiétudes, mais elle avait ajouté que rien n'empêcherait la nouvelle législation sur la sécurité d'entrer en vigueur.
«La loi sera appliquée», disait-elle, jeudi après la rencontre, mais elle signalait que le Canada aurait son mot à dire sur le type de carte d'identification personnelle qui sera adoptée.
Certains politiciens américains sont toutefois encore plus radicaux en matière de sécurité et proposent ni plus ni moins que la construction d'une clôture de sécurité entre le Canada et les États-Unis.

