Harper menace ses ministres de sanctions
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Tout faux pas sera puni

Photo: Agence Reuters
Le chef de cabinet de M. Harper, Ian Brodie, a lancé de sérieuses mises en garde à l'intention de ses collègues des bureaux ministériels au sujet des sanctions prévues pour les membres du cabinet qui embarrasseraient ou contrediraient le gouvernement en public, affirment certaines sources.
La sanction la plus grave -- l'expulsion du cabinet, le transfert à un autre portefeuille -- n'a pas encore été imposée.
Toutefois, la punition la moins sérieuse, l'humiliation publique, a été infligée à au moins deux ministres de cabinet et à un député de la Colombie-Britannique.
Tous ont été contraints de ravaler leurs paroles en public, quelques heures après avoir provoqué des manchettes malheureuses pour les conservateurs.
«Elle est constante», a indiqué un responsable du gouvernement au sujet de la pression exercée sur les ministres.
«Le message vient d'en haut: en cas de mauvais pas, vous devrez vous rétracter publiquement, pas de "si", de "et" ou de "mais".
«Tenez-vous-en donc à la ligne du parti ou vous devrez dire à tout le monde que vous êtes un pauvre idiot ayant commis une gaffe.»
Le ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, est devenu la plus récente victime de cette politique interne, cette semaine. M. Bernier a affirmé lors d'une entrevue à la radio que le Canada pourrait perdre sa bataille juridique contre les États-Unis et que les contribuables ne devraient pas être tenus de payer les garanties de prêt pour l'industrie du bois d'oeuvre.
À la demande du cabinet du premier ministre, M. Bernier a été contraint de diffuser un communiqué de presse dans lequel il a précisé que ses propos sur le bois d'oeuvre ne reflétaient aucunement les opinions de son gouvernement, pas plus que celle de son ministère.
«M. Bernier a clarifié sa position», s'est par la suite contenté de dire le premier ministre Harper.

