Falconbridge: le TSX repousse l'adoption de la dragée toxique

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Édition du mardi 11 avril 2006

Mots clés : falconbridge, tsx

Toronto -- La Bourse de Toronto a décidé de repousser l'approbation du mécanisme mis en place par Falconbridge pour éviter une prise de contrôle hostile jusqu'à ce qu'il ait été ratifié par les actionnaires.

La bourse TSX a indiqué qu'elle ne rendrait sa décision qu'après avoir reçu l'assurance que l'entreprise n'était au courant d'aucune offre en préparation et après avoir reçu la confirmation que la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario n'interviendrait pas.

Les responsables du TSX ont par ailleurs précisé que le nouveau régime de droits des actionnaires devrait impérativement avoir reçu l'appui de ces derniers à l'occasion d'une assemblée. Falconbridge soutient que son ancien plan demeure en vigueur jusqu'à ce que ces conditions soient acceptées.

L'entreprise de Toronto a récemment accepté une offre d'achat de 12,5 milliards déposée par Inco. La transaction a déjà été avalisée par le Bureau de la concurrence du Canada. Les autorités européennes et américaines tardent toutefois à donner leur accord. L'offre qui devait expirer en décembre, a dû être prolongée.

La dragée toxique imaginée par la compagnie canadienne vise vraisemblablement à empêcher la suisse XStrata de déposer une offre hostile. Cette société détient déjà une participation de 20 % dans Inco.

Le mécanisme n'interdirait pas une offre globale, mais rendrait très difficile la démarche d'un investisseur souhaitant accroître progressivement sa part du capital de Falconbridge.

En vertu du nouveau régime, la compagnie minière pourrait inonder le marché d'actions en cas de dépôt d'une offre non autorisée visant au moins 20 % de ses actions. Falconbridge a regroupé l'an dernier ses activités avec celles de son ancienne société mère, Noranda. La société compte notamment sept sites et près de 3000 employés au Québec.

Plus de la moitié de ces employés se trouvent dans la région de Montréal, aux affineries de cuivre et de zinc situées à Montréal-Est et Valleyfield, en plus d'une fonderie à Lachine.

L'entreprise possède de plus la fonderie Horne à Rouyn-Noranda, la mine de nickel Raglan dans l'extrême nord du Québec ainsi qu'une participation de 80 % dans l'usine de magnésium Magnola, près d'Asbestos, bien que celle-ci soit en arrêt de production.

Inco possède pour sa part d'importantes installations à Sudbury et Thompson, au Manitoba, en plus du gisement de Voisey's Bay, à Terre-Neuve. L'entreprise est également présente en Indonésie ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie.


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