Zoo de Québec - Agnès Maltais est mise en demeure de se rétracter

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Édition du mercredi 05 avril 2006

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Québec -- Les libéraux ont choisi la voie des mises en demeure pour faire taire la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais.

Le premier ministre Jean Charest et l'ancien ministre libéral Marc-Yvan Côté ont tous deux envoyé hier une mise en demeure sommant la députée péquiste de Taschereau de se rétracter. Dans les deux cas, il s'agit des propos qu'a tenus la députée Maltais jeudi dernier dans le dossier du zoo de Québec.

«Le salissage, ce n'est pas un programme politique», a déclaré le premier ministre à l'Assemblée nationale à l'intention de Mme Maltais. Le péquiste Stéphane Bédard, député de Chicoutimi, a répliqué en qualifiant la tactique libérale de tentative pour «intimider» Mme Maltais.

C'est jeudi dernier que Mme Maltais a tenu les propos qui ont provoqué la réaction du premier ministre Charest et de l'ancien ministre Côté.

À l'Assemblée nationale, puis devant la presse par la suite, elle avait donné à entendre que, «concernant la vente ou la cession de terrains du jardin zoologique, des discussions avec le Groupe Roche, par l'intermédiaire de Marc-Yvan Côté, ont eu lieu avec le cabinet du premier ministre».

Hier après-midi, la députée Maltais a fait savoir qu'elle prendrait connaissance des mises en demeure avant de réagir. Elle devrait faire connaître son point de vue normalement aujourd'hui. Le premier ministre non plus n'a pas rencontré la presse pour s'expliquer davantage.

Pour sa part, l'ancien ministre Marc-Yvan Côté écrit dans sa mise en demeure à Mme Maltais qu'il a «appris par la voie des journaux [que celle-ci a] tenu des propos diffamants à [son] endroit, notamment en affirmant qu'il avait activement participé à la fermeture du zoo de Québec dans le but de réaliser une opération immobilière. Par conséquent, [Mme Maltais est] formellement mise en demeure de [se] rétracter».

La mise en demeure a été remise à Mme Maltais par huissier hier à l'Assemblée nationale. Elle est signée par Me Éric Blouin, avocat de M. Côté.


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