Les garderies pour les bébés: est-ce si grave ?

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Jean Lachance
Édition du mercredi 29 mars 2006

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N'en déplaise aux théories du bon docteur Chicoine, devenir parent, c'est un gros contrat, mais ce n'est pas la fin du monde. On ne peut tout réussir à la perfection et on n'a pas à se ruiner la vie pour élever des enfants. Avoir un enfant n'est pas faire voeu de pauvreté.

Doit-on abandonner plusieurs années d'une carrière pour chouchouter ses tout-petits ? Pas sûr. Nos enfants sont aussi les enfants de la société. Quand on les laisse dans les mains de personnes compétentes dans un milieu favorable, on n'a pas à se culpabiliser de ne pas devenir le valet de ce petit être. Pas étonnant qu'on fasse si peu d'enfants au Québec, c'est qu'on s'en met trop sur les épaules. Affecter notre santé financière pour gâter nos enfants peut tout autant provoquer des séquelles chez eux.

Mais il y a un élément qui devrait faire réfléchir notre gouvernement qui se sent si pauvre: pourquoi ouvrir ces garderies pour des parents qui ne travaillent pas ? C'était déjà une idée douteuse au départ pour une société qui peine à boucler son budget, mais maintenant qu'on pense que des effets néfastes en résultent, il serait sans doute temps de revenir sur ce cadeau plus luxueux qu'on peut se le permettre.


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